Pinacothèque de Paris
Les soldats de l’éternité
Du 15 avril au 14 septembre 2008
Interview de M. Marc Restellini, Directeur du musée
La plus grande découverte du XX ème siècle se repose à Paris
L’empereur Qin (prononcez tzin) n’a pas gouverné très longtemps : 11 ans. Pourtant il marqua à jamais les esprits : inventeur de la muraille de Chine, d’une unité culturelle, militaire, politique, il établit le chinois comme langue officielle et créa la législation chinoise.
« C’est un peu l’équivalent de César ou de Napoléon » compare M. Restellini.
Quoiqu’il en soit, l’homme comme la plupart des êtres, a peur de la mort. Il ne veut pas partir et encore moins seul. N’ayant trouvé
de potions miracles et sentant son heure approcher, il décide alors de se construire un tombeau idéal, une ville souterraine dans laquelle il continuerait à régner en esprit. Il choisit la
montagne Li. 700 000 travailleurs furent ainsi mis en demeure de lui construire son dû. On y transporta des bijoux, objets rares, arbalètes et flèches automatiques comme protection contre
l’ennemi.

Il mourut tranquillement et rejoignit son paradis secret. Beaucoup plus tard, en 1974, deux paysans remplissaient leur contrat de travail en creusant un puits et tombèrent sur le tombeau sacré.
On alerta les autorités et son sanctuaire fut découvert : des chars, 8000 cavaliers et chevaux en grandeur nature, l’image devait être
saisissante.

Impossible en revanche d’ouvrir le tombeau lui-même, d’abord parce que les autorités s’y opposent ensuite l’ouvrir signifie savoir conserver la
trouvaille, ce qui ne serait le cas. Sur les photographies prises les jours suivants,on s’aperçoit que les soldats étaient colorés.
Ils ont perdu leurs pigments en quelques minutes. Impossible donc de prendre un tel risque pour des corps qui pourraient redevenir poussière
instantanément.
Enfin, cette nécropole est piégée ! Des lacs de mercure peuvent se
déverser sur la tombe si on tente de l’ouvrir, sans compter les autres pièges soupçonnés.
Pourquoi le tombeau n'est il pas ouvert?
Interview de M. Marc Restellini, Directeur du musée
Il faudra donc pour l’instant se contenter d’admirer ce qui a été trouvé. La pinacothèque nous facilite la tache trois mois encore, puisqu’elle a fait venir une partie du trésor entre ses murs.
La lumière met particulièrement en valeur les œuvres et recrée une atmosphère indescriptible par les mots mais incroyable pour les yeux.
Pendant que les archéologues continuent leur fouilles et s’attendent à des surprises de tailles, une fosse de fragments de pierre a été découverte avec des acrobates, un jardin du palais royal aux sculptures d’oiseaux aquatiques en bronze, cachés depuis ces siècles dans le tumulus .
L’histoire est en cours…
Marie