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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 16:29

 

Le Grand-Palais

présente

Félix Valloton


valloton.jpg

Jusqu’au 20 Janvier 2014

 


 

       Félix Vallotton (1865-1925). Avant de découvrir les jolies affiches placardées dans notre capitale, son nom ne vous disait peut-être rien. Ce peintre suisse devenu français en 1900, a pourtant marqué le monde de l’art avec une peinture unique, froide, réservée, où se cache une véritable force passionnelle. Laissant derrière lui plus de 200 estampes et 700 tableaux, l’homme tout au long de sa courte vie-il meurt à 60 ans- ne cessera de vouloir apprendre. A l'âge de 30 ans, sa renommée en tant que graveur sur bois est déjà internationale.


Jamais titre d'exposition n'a porté aussi bien son nom, résumant la magie de son talent.

Il y a bien du feu sous la glace dans cette toile en date de 1898, La chambre rouge. chambre-rouge.jpgNous y percevons très en retrait, un couple peu éclairé, se touchant parcimonieusement. A priori une simple scène d’intérieur chaleureuse et pudique ? Peut-être pas. Sur la cheminée, un buste de l’artiste lui-même se positionne derrière un tableau de Vuillard, représentant une scène d’adultère. Tout est dit.


La fidélité est un des thèmes chers à l'artiste, décliné sous plusieurs formes, récurrent.

Sa série d’estampes dite 'intimité' est ainsi cruelle, violente et interroge sur les moeurs.

Autre thème fétiche, comme beaucoup d'artistes : la femme, son corps et son mystère. Il la représente désirable, coquette, lascive, endormie, jouant nue aux échecs. De l'érotisme, du respect, les toiles de l'artiste décrivent ses émotions avec toujours cette impression de 'ne pas y toucher'.

 

La discrétion est en effet une des ces caractéristiques propres. Quand il représente sa femme (rencontré en 1894 et épousé 5 ans plus tard*) Gabrielle Rodrigues-Henriques, fille d'Alexandre Bernheim, un grand galeriste parisien, il ne la peint jamais de face. Dans la toile Femme se coiffant (1900), un de ses bras dissimule ainsi totalement son visage.

 

L’exposition a pris le parti de ne pas disposer les toiles de façon chronologique mais plutôt par thèmes. Une très bonne idée qui a l’avantage de surprendre positivement et de centrer l'oeuvre.

Le Grand-palais renoue ainsi avec son rôle premier : la découverte, l’information et le plaisir des sens.

 

Certes, il vous faudra affronter une file d’attente assez conséquente mais la beauté des toiles exposées vous fera oublier cette concession.

De plus, certains tableaux proviennent de prêts de collections Suisses que le public ne voit jamais, un évènement.

M.D

 

 

Infos pratiques :

 

Grand Palais

3 Avenue du Général Eisenhower

75008 Paris
01 44 13 17 17

Tous les jours de 10h à 20h, sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 22h le mercredi

 

*  « Une grosse nouvelle et qui va bien vous surprendre : je vais me marier ; j'épouse une dame que je connais et apprécie depuis longtemps, une amie, veuve avec trois enfants. Elle possède une fortune suffisante à assurer son existence et celle des enfants ; joint à ce que je pourrai gagner, nous tournerons facilement. En plus la famille s'occupera des enfants et me sera, j'y compte, d'un puissant secours dans ma carrière ; ce sont de gros marchands de tableaux »

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