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  • : Devant la quantité de pièces de théâtre proposées et expositions parisiennes, ce site vous permettra de faire votre propre choix.
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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 17:57

Le Théâtre Petit Herbetot

présente

Les Douze pianos d’Hercule


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  jusqu'au 31 Juillet 2010

 

 

Auteur : Jean-Paul Farré
Artistes : Jean-Paul Farré
Metteur en scène : Jean-Claude Cotillard

Molière du théâtre musical 2010.

 

Interview de Jean-Paul Farré.

 


 

           Beaucoup de monde dans la petite salle  grâce au Molière du Théâtre Musical et à une presse élogieuse.

 Déjà convaincue, je m’attends à rire, du moins sourire et à découvrir une vraie prestation scénique.  La création du projet semblait très intéressante.

 

 

La lumière s’allume, Jean-Paul Farré fait son entrée, habillé comme un pianiste. Il s’assoit devant son instrument mais celui-ci ne s’ouvre pas. Il faudra trouver la clef, peut être sous l’instrument ? Puis ce sera au tour du tabouret de s’affaisser sous son poids. Le public rit énormément et se prête très facilement aux demandes du comédien. Quand il les entraîne à chanter avec lui, toute la salle entame la comptine imaginée. J’en reste incrédule.

 

 

A la sortie et après une longue reprise, le public se retrouve sur la terrasse, ravi de ce moment.

Une femme à côté de moi considère même la pièce comme un vrai cours de musique.

 

 

Il est intéressant de voir comme parfois nous pouvons ne pas être en adéquation avec les autres. Majoritairement, le spectacle a plu.

De mon côté,  je ne retiens que peu de choses de cette heure et demi et les plaisanteries m’ont paru bien trop appuyées pour être bonnes.

Question d’opinion, tout simplement.


M.D


Infos pratique:


Du mardi au samedi 19h30/ dimanche 15h

Théâtre Petit Herbertot

78 bis BD des Batignolles

75017 Paris

01 55 63 96 06

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 18:15

Le Théâtre de la madeleine

présente

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Le Solitaire de Ionesco

Jusqu’au 31 juillet 2010


Adaptation de Jacques Maitrot
et François Marthouret

Avec
François Marthouret

Mise en scène de Jean-Louis Martinelli
Assistante mise en scène Katia Hernandez
Décor Gilles Taschet, Lumières Jean-Marc Skatchko,
Son François Sardi




Un homme sur scène, en sous-vêtement. Derrière lui une grande fenêtre, aveuglante de lumière. Elle passera du bleu au vert, du blanc au rouge et contribuera à provoquer une ambiance pesante, presque lourde. La mise en scène est vraiment particulière. Un lit, quelques livres et cette fenêtre. Très peu de mouvements, le comédien se lèvera du lit pour se placer devant le public ou s’asseoir sur son matelas.

Seuls sa voix et son corps pour servir ce roman psychologique de Ionesco.


Son personnage évolue à côté des autres. Il n’est relié à aucun fil social. Il aura bien la compagnie d’une femme mais elle ne durera pas. "Tu ne parlais pas. Tu étais enfoncé dans tes pensées. Je ne sais même pas si c'étaient des pensées, je veux dire des pensées comme les nôtres. Tu n'es pas fou et pourtant tu fais l'effet d'un fou"lui dira-t-elle avant de le quitter.


Il est différent parce qu’il ne se cache pas derrière des projets rêvés, des amis passagers. Sa solitude lui est vitale et son inactivité agace. Il observe, boit, trop. "N'importe quoi est passionnant, amusant, curieux, dramatique, insolite, mystérieux"


Le texte n’est pas facile, très philosophique. Cet homme,à la suite d' un héritage, décide de prendre sa retraite à 35 ans et sa paresse le force à se poser des questions existentielles. Quand elles deviennent trop complexes, il les noie dans l’alcool.. Il passe les heures à regarder autour de lui et comprendre ce monde.


Certaines fois, la lumière se fait vraiment trop forte, obligeant à fermer les yeux, mais cette heure de théâtre reste une vraie experience avec un comédien hors pair.

 



M.D


Infos pratiques :

Du mardi au samedi à 20h

Théâtre de la Madeleine

19, rue de Surène,

75008 Paris

01 42 65 07 09

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 10:54

Le Petit Montparnasse

présente

Je vous entends penser


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Spectacle écrit et joué par Elisabeth Amato

Mise en Scène : Alain Sachs

Musique : Patrice Peyrieras

Lumière : Pascal Laajili

 



            C’est en passant derrière le Théâtre de la Gaîté Montparnasse que le trouve le Théâtre du Petit Montparnasse, une  salle au décor sobre et moderne où se produit Elisabeth Amato depuis quelques semaines.

On pensait assister au one-woman show d'une comédienne qui ose enfin se lancer seule sur les planches , proposant ses leçons de vie, et disant tout haut ce que les gens pensent tout bas. Le titre, « Je vous entends penser », semblait idéal. Mais non, rien de tout cela dans le spectacle d’Elisabeth Amato.

L'artiste est illusionniste de métier. Alors attention Mesdemoiselles Messieurs, elle va multiplier les lapins, s’extraire d’une cage ,cadenassée à triple tour par un malicieux complice et couper en deux une jeune femme à moitié nue, sur  fond de musique techno allemande. Mais rien de tout cela non plus.

Plutôt que du sensationnel réchauffé, elle nous distille une quinzaine d’ « effets » avec beaucoup d’humour, et surtout une infinie poésie. La proximité de la scène, et la façon dont elle utilise l’espace donnent vraiment l’impression qu’elle vient à la maison Au gré de ses envies et du contact avec le public, cette gentille fée choisit ce tour-là, puis ce tour-ci, en invitant les spectateurs à la rejoindre sur scène ou en s’immisçant elle-même dans le public. C’est drôle, merveilleux et féerique. On reste ébahis lorsqu’elle se met à danser et faire virevolter une plume dans un verre à ballon, pour la transformer en tout autre chose. Elle vous dira que c’est bien pratique pour les gâteaux… (à vous d’aller lui rendre visite pour voir ce qu’elle fait apparaître). Les tours s’enchaînent sans que l’on s’en rende compte, et l’on pense à Andrée Chedid qui a dit : « La poésie est naturelle, elle est l’eau de notre soif ». C’est exactement cela que l’on ressent ce soir.

  raison pour laquelle que l’on est venu la voir. Ce soir elle a cherché dans le public quelqu’un qui avait gardé son âme d’enfant. C’est alors qu’elle m’a choisi pour venir la rejoindre sur scène, dessiner ce qui me passait par la tête. Et elle a deviné le beau soleil que j’avais à l’esprit. Elisabeth est aussi psychologue de formation et croit d’ailleurs beaucoup à la « synchronicité ». Certains de ses tours sont probablement du pur mentalisme, et  déroutent par tant de facilité, d’aisance à anticiper, deviner et sentir l’invisible, pour nous le retranscrire avec beaucoup de magie. La fée, qui peut aussi se faire sorcière, nous plonge dans l’imaginaire, les souvenirs et les rêves, dans ce que l’on voit, ce que l’on croit sans voir ou que l’on voit sans croire.

Elle finit par nous dire au revoir et l’on retrouve la réalité en marchant tout doucement, les yeux écarquillés et le sourire aux lèvres, sans mot dire.

Les quelques instants qu’elle nous a accordés nous ont permis de prolonger le plaisir.

 

Comment vous sentez vous après votre spectacle ?


 

 

Vous vous sentez plutôt fée ou sorcière ?

 


 


Y a-t-il un « truc » à chaque tour, ou bien faites-vous confiance à votre intuition ?



 

Qu’est-ce qui vous a conduit à la magie ?



 

Quel est votre tour préféré ?


 

Une pièce, un spectacle à conseiller ?


 

 

Jeremy Bocock

Interview de Florence Iung

 

 

 


 Infos pratiques:


Petit Montparnasse

31 rue de la Gaîté

01 43 22 77 74

Samedi 19h et Dimanche 17h30.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 17:43

La Comédie Des Champs-Elysées

présente


Le nouveau testament


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De Sacha Guitry

 



Artistes : avec Olivier Lejeune, Corinne Lepoulain, Jacqueline Boeuf, Jacques Pater, Benjamin Brenière, Julie Cavanna, Wilfred Benaiche
Metteur en scène : Isabelle Rattier

Décor : Stéfanie JARRE
Costumes : Jean-François CASTAING
Musique : François PEYRONY
Lumières : Patrick CHAMBEFORT

 


 

           Pour un jour de grève des transports, la Comédie des Champs-Elysées est étonnement pleine. Il est surprenant de voir comment les textes de Sacha Guitry gardent leur succès. Pour ce mois de Juin, pas moins de trois théâtres proposent ses textes. Olivier Lejeune parle d'un Molière moderne. Dans cette pièce, le comédien joue le mari trompé et c'est pour lui un réel plaisir d'interpréter ce personnage.

 

 

Pourtant, Sacha Guitry l'ecrira dans des conditions moins heureuses. Plusieurs fois trompé par sa compagne Yvonne Printemps, il souffrira beaucoup de ses infidélités et son oeuvre en restera marquée. Nous comprenons mieux certaines repliques singlantes du texte, comme celle du mari se resignant à n'être plus le seul amant de sa femme, cette dernière s'étant amouraché d'un tout jeune homme:"Une femme qui s'en va n'abandonne pas son mari, elle le débarrasse d'une femme infidèle." lui dira- t-il alors.

 

 

Nous sommes en présence d'un texte théâtral qui aurait presque pu être du vaudeville: mari trompé, amants découverts, quiproquos, mensonges..et pourtant jamais il ne le devient. Les situations cocasses terminent toujours sur une reflexion plus poussée, celle de la jeunesse éteinte et de l'amour terminé.

Et malgré un sujet en réalité triste, à aucun moment le public ne ressent de la peine. Voilà toute la force de l'écriture de Sacha Guitry.

 

 

Si nous regretterons quelques faiblesses du côté de l'interpretation de Corinne Lepoulain que nous aurions imaginée en femme plus vive, plus forte, le talent d'Olivier Lejeune emporte la pièce à lui tout seul. Il arrive à s'approprier son personnage sans pour autant copier son maître.

 

Nous prenons congé du joli théâtre sans omettre de demander à Olivier Lejeune ses derniers coups de coeur théâtraux.

 

 

 

M.D

 

 

Comédie & Studio des Champs-Elysées
15, av Montaigne
75008 PARIS
Téléphone : 01 53 23 99 19
E-mail : contact@comediedeschampselysees.com

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 15:53

Le Théâtre du Lucernaire présente

Nunzio

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A partir du 9 juin 2010

 

Auteur : Spiro Scimone
Mise en scène : Thierry Lutz
Avec : Christian Abart et Christian Lucas
Durée : 1h10

Interview de Christian Lucas

 


   

       Au nord de l’Italie, dans un petit logement, un homme traine en pyjama. L’eau se fraye bruyamment un chemin dans les tuyaux et le personnage entame une toux infatigable. Une chaussette et un chiffon douteux pendent sur un fil. Dehors, des bruits de pas. Et puis la porte s’ouvre sur Pino, valise à la main, aussi petit que l’autre est grand, ventre rebondi quand son voisin saisit de maigreur.Ils partagent une amitié qui rappellera celle de Georges et Lenie où l’écriture de Steinbeck se base sur une relation de meneur et mené avec autant de respect possible.



Nunzio travaille dans une usine chimique. Il est gravement malade mais ne veut pas aller à l’hôpital. L’activité de Pino lui est délivrée sous enveloppe. La moitié de la somme avant la besogne, la fin une fois la tâche accomplie.  Une photographie suivra de peu, glissée doucement sous la porte. L’homme doit partir au Brésil cette fois-ci. Est-ce que Nunzio a conscience des actes de son ami ? Ce qui le préoccupe avant tout c’est de pouvoir l’accompagner. Il se plait à imaginer la situation. Il voudrait voir la mer, les filles en maillot de bain, avoir un perroquet aussi. Pino lui promet tout.nunzyo.jpg

 Il y a beaucoup d’émotion dans cette pièce. Pino est continuellement en transis alors ses courtes visites procurent une grande joie à Nunzyo. Ce soir, il a reçu une veste en cadeau. Il en est très fier. Et puis ils doivent sortir, se promener dans les rues où les filles courts vêtues  sortent sur le trottoir. Mais Nunzio découvre le portrait du brésilien, le donne à Pino. Ils ne sortiront pas, la joie est retombée.



Les bruits sont très importants dans la mise en scène. La rue, comme un paradis inaccessible, la tuyauterie, le frigo, l’enveloppe sous la porte, autant de sons impressionnants voir agressifs. Le silence entre les tirades ne l’est pas moins. Soit il amplifie la tension soit il procure un apaisement.



Les comédiens interprètent parfaitement leur personnage : Nunzyo est attachant et procure une vraie peine en ne voulant pas voir sa maladie ou la vie de son ami.

Christian Lucas joue si bien, qu’une fois la représentation terminée, il faudra un temps pour effacer la personnalité adoptée.



 

  M.D

 

 

Info pratique :

Nunzio

Du mardi au samedi à 19h

53 rue Notre-Dame des champs,

75006 Paris.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 17:37

Les Ateliers Berthier

présentent


La vraie fiancée

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Jusqu’au 11 Juin 2010

 

D'après les Frères Grimm,

Adaptation et mise en scène Olivier Py

Avec: Céline Chéenne, Samuel Churin, Sylvie Magand, Thomas Matalou, Antoine Philippot, Benjamin Ritter, Florent Gallier

 


 

              Bienvenue dans l'univers d'Olivier PY. Du métal, de l'or , du rouge pour un décor se mouvant au gré des comédiens. Le conte un peu cruel  nous présente une marâtre de noir vétue, méchante comme le diable et effrayante comme la mort, sa belle-fille ,tout son contraire, et le père, homme lâchement dominé. Bien sûr ,le Prince sera là aussi ,mais sa personnalité sera troublée par une eau bue, l'eau de l'oubli.  Grâce à ce philtre, il souhaite épouser la fille de la marâtre, qui n'est autre qu'une poupée de cire!


  Cette dernière se balance accrochée à un fil, accompagnant la danse macabre du prince aveuglé. La scène fait froid dans le dos. Même sentiment  dans la scène où elle est assise sur une chaise ,au milieu d'un décor doré reflétant les spectateurs. Ce trop-plein de lumière annonce une fin brutale. La marâtre  apparaît en hauteur, avide de pouvoir. Son noir contraste dangeureusement." Il faut que tu lui promettes beaucoup plus", dira- t-elle à l'attention du Prince. Et la poupée reste muette, l'homme n'a pas encore vu qu'elle était de cire.

 

Un film transparant tombe  à plusieurs reprises sur la scène ,ajoutant à l'angoisse générale. Il est bleu pour la nuit et rouge pour la scène finale, celle où le Prince  joue son propre rôle dans une pièce de théâtre. Cette mise en abîme n'est pas sans rappeler la scène de la Souricière (acte III, scène 2) d'Hamlet.

Les comédiens joueront encore une scène de La jeune fille, le diable et le moulin,  pièce d'Olivier Py , autre mise en abîme permettant d'aborder la mission du théâtre populaire.

 

Olivier PY se sert  de la trame imaginée par les frères Grimm pour la ré-ajuster à son époque. La petite fille ne se fait pas aider par une vieille dame mais par un ange. Il y a aussi un jardinier, personnage rajouté, au faux nez et fausses moustaches. De la même façon, le père apparait sur scène, personnage totalement inexistant chez les frères Grimm, affublé d'une barbe et ressemblant étrangement au père-Noel. Il n'y aura pas de prêtre dans ce conte ni de boucher et la belle -soeur devient une simple poupée de cire. Quant à la princesse, elle est fragile et porte des lunettes. Nous sommes loin des stéreotypes attendus, totalement bouleversés avec le personnage de la marâtre, joué par un homme.

 

Qui pensait que les contes n'étaient que pour les enfants? 

 

  M.D

 

 

 Infos:

 

Ateliers Berthier
A l’angle de la rue André Suarès et du Bd Berthier

75017 Paris

01 44 85 40 40

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 11:03

Le théâtre de la Cité Internationale puis le Théâtre Paris-Villette

présente


ET PUIS J’AI DEMANDE A CHRISTIAN DE JOUER L’INTRO DE ZIGGY STARDUST

 

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Jusqu'au 26 juin 2010

 


Metteur en scène : Renaud COJO

Comédiens : Romain FINARD, Eliott MANCEAU, et un invité(e) en alternance

Montage images : Renaud COJO, Benoît ARENE

Son et régie vidéo : Sylvain DUMOULIN

 

Du 31 Mai au 12 Juin : théâtre de la Cité Internationale (14ème)

Du 15 au 26 Juin : au théâtre Paris-Villette (19ème)

 

 Interview de Renaud Cojo


   

             Ce spectacle est né il y a un an lorsque Renaud COJO, auteur, metteur en scène et comédien décide de créer un projet autour d’un personnage légendaire de la musique rock , Ziggy STARDUST. Fasciné par ce double haut en couleur crée par David BOWIE, Renaud COJO est dans l’action, pas dans la comédie. Il se replace au centre de la réflexion pour comprendre la passion qui l’anime et dans laquelle il se perd, comme son idole.

 

 

L’auteur raconte sa petite histoire dans la grande. C’est ainsi que l’on fait la connaissance de personnes rencontrées par hasard et qui joue leur propre rôle : un fan de BOWIE, un stagiaire, un invité improvisé… A travers les vidéos et les textes, tous participent avec humour et humanité à rassembler les pièces du puzzle pour remonter à l’origine de ce spectacle.

Le tout se déroule sur une bande son très réussie, puisqu’on a le plaisir d’écouter les chansons de BOWIE interprétées avec talent en direct.

 

 

La mise en scène peut être déroutante par l’apparence d’improvisation, la sensation qu’elle nous échappe et part dans tous les « sens ». Mais au fond on est jamais perdu. Il nous reste toujours le fil rouge du thème central, la schizophrénie de l’Artiste et surtout la fascination pour cet alter ego de BOWIE.

 

 

Pour Renaud Cojo, on ne peut parler d'improvisation, il n'y en a pas.

 

 

 

Finalement, « pièce de théâtre » n’est pas le terme approprié pour décrire ce spectacle, il est comme Ziggy STARDUST, il vient d’ailleurs… Il s’agit en effet d’un mélange de documentaire, de film et de théâtre.

Renaud COJO joue au savant fou, et avec sincérité.

 

 

Même s’il est vrai que les amateurs de théâtre dit « classique » chercheront leurs repères qu’ils ne trouveront pas, on en sort tous avec une chanson de BOWIE qui trotte dans la tête et une envie irrépressible de passer en boucle l’album « The Rise And Fall of Ziggy Stardust And The spiders From Mars » en rentrant chez soi.

 

 

 

Pour ses goûts artistiques, Renaud COJO reste fidèle à son univers.

 

 

 

Sophie DANGRÉAU

 

Infos:

 

Theâtre de la Cité Internationale (jusqu'au 12 Juin)

17 Boulevard Jourdan

75014 Paris


Théâtre Paris-Villette (Du 15 Juin au 26 Juin)

211 Avenue Jean Jaurès

75019 Paris

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 15:02

 

 

Le Théâtre du Lucernaire

présente

Les Fourmidiables


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Jusqu'au 18 septembre 2010



D'après Les Diablogues de Roland Dubillard

Compagnie Minus et Cortex

 Avec Hubert Drac et Julien Sibre

Mise en scène par Hubert Drac

Musique originale de François Peyrony

Décors de Nadine Monnier

Lumières de Alessandro Volta

 

 



 

            C’est sur une musique légère et enjouée, telle qu’on pourrait en entendre sur des plateaux télé ,que nous est présentée cette nouvelle adaptation des Diablogues de Roland Dubillard, série de sketches qu’il avait d’ailleurs destinés en premier lieu à la radio. Alors que le silence se fait ,Julien Sibre, tout de blanc vêtu,  apparaît tel un judoka pour embarquer le public dans cette joute verbale sans queue ni tête ou presque. Hubert Drac rejoint alors son partenaire sur le ring et, plus que prêts à en découdre, Un et Deux, les personnages de Dubillard, débutent presque immédiatement par la Plusqu’île.


S’en suit une série d’environ sept ou huit sketches dont le fameux Gobe-douille, Au restaurant, Beethoven ou encore Le Compte-gouttes, joliment exécutés par le duo. Le tout s’enchaîne très bien, et est vraiment plaisant, à l’image de la belle partie de ping pong à laquelle se livrent les deux compères dans la première partie de la représentation. Le jeu est fin, rapide et précis, les deux hommes semblent se connaître depuis longtemps. On leur demande :


 


Hubert Drac nous répond que cela fait très longtemps qu’ils se connaissent. Ils se sont rencontrés alors que Hubert était régisseur d’un spectacle que Julien montait lorsqu’il avait 18 ans.

 

La discussion se poursuit sur leur différence d’âge. Les reprises récentes des Diablogues ont toujours été jouées par des acteurs du même âge, comme le couple Muriel Robin - Annie Grégorio, ou Gamblin – Morel. Mais ce soir, ce n’est pas le cas. Julien Sibre a un peu plus de trente ans, et Hubert Drac environ cinquante. On leur demande si cela était volontaire, et si cela a joué sur l’attribution des rôles. On a même pu s'interroger pendant la pièce pour savoir si Un était toujours Un et Deux, toujours Deux.

 

 

Hubert nous répond que c’était le but du jeu, qu’il a volontairement choisi Julien parce qu’il est plus jeune, et que cela donne un rôle de « clown blanc » au personnage plus vieux qu’il interprète. Il ajoute que c’est aussi une forme de vengeance de la jeunesse. C'est vrai,  souvent Julien, le plus jeune,  introduit la logique et l’absurde dans les sketches, ce qui le force souvent à répéter, expliquer plusieurs fois, pour que le moins jeune comprenne. Aussi Julien ajoute qu’Hubert lui a donné un texte qu’il avait retravaillé, en lui indiquant pour chaque sketch qu’il devait jouer Un. Il se trouve que le spectacle suit cette distribution initiale, avec quelques exceptions, où Un devient Deux et inversement, le tout gardant une logique que le spectateur peut tout à fait suivre.

LES FOURMIDIABLES (Photo libre)

Hubert nous raconte l’histoire de ces textes, très vieux, destinés à la radio avant les années 70, puis mis en scène au Théâtre de la Michodière, joués par l’auteur lui-même, un brin alcoolisé nous dit-on, et son ami Claude Piéplu.

 

L’impression générale que la série de sketches ressemble à un tour d’équilibriste,  commençant en terrain connu, et virant progressivement dans des terres inconnues est forte .Une certaine tension revient régulièrement à chaque saynète, accompagnée d’un silence qui précède souvent le début de l’absurde total. On leur demande s’ils travaillent à garder cette tension telle quelle ou si elle varie de soir en soir. On leur parle de montagnes russes, et ça leur fait plaisir.


 


Ils nous expliquent que la tension n’est pas toujours la même chaque soir, même s’ils souhaiteraient gommer ces différences, en visant un spectacle quasi identique chaque soir. Cela ne fait que 3 semaines qu’ils jouent et il existe quelques fluctuations, mais les deux partenaires s’attachent à s’écouter, se répondre, et suivre le rythme de l’autre.

 

La mise en scène est très « vivante », comparée aux décors assez minimalistes des récents duos reprenant les Diablogues. Il y a une table, un paravent en faux rideau rouge, un pistolet, des fraises et du sucre, on devine même des balles de ping pong. C’est plus humain et la logique absurde du texte se prête bien à ce décor de bistrot, de discussions de quartier.


 


Hubert explique son souhait de pouvoir transporter la pièce en tournée ; une mise en scène pas trop lourde était donc nécessaire, en plus du fait que le soir, les pièces s’enchaînent très rapidement au Lucernaire.

 

La question nous taraudait depuis le début de l’interview, on leur demande d’où viennent les chaises utilisées sur scène, qui sont comme un décor à elles seules : le dossier est un cœur.

 

 

Hubert nous fait deviner qui les a dessinées, on finit péniblement par trouver que c’est Gaudi. Il nous raconte qu’il est tombé amoureux de ces chaises, et qu’il a trouvé un ébéniste à Barcelone pour en faire deux copies. Julien nous confie avec humour que le jeu n’est pas aisé avec de telles chaises sur scène, et qu’il se fait régulièrement mal en jouant.

 

Et l’on termine par le conseil théâtre du moment :


 


On ira donc voir le Repas des pauvres,  ils nous conseillent également  Je vous entends penser , au Petit Montparnasse, mis en scène et joué par Elizabeth Amato, qui était d’ailleurs présente ce soir.

 

La représentation est assez courte mais très agréable, les comédiens distillant assez finement les jeux de mots ; sans provoquer de fous rires dans le public, on garde en permanence le sourire au coin des lèvres. Le Gobe-douille et le Restaurant ainsi que la Plusqu’île sont probablement les sketches les plus réussis. On passe une très bonne soirée.

 

Jeremy Bocock



Infos Pratique:


Le Lucernaire

35 rue Notre Dame des Champs

75014 Paris

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 17:30

Le théâtre du Lucernaire

présente

Dis leur que la vérité est belle


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Jusqu’au 3 Juillet 2010


Auteur et metteur en scène: Jacques Hadjaje
Artistes :
Isabelle Brochard, Sébastien Desjours, Anne Didon, Anne Dolan, Guillaume Lebon, Delphine Lequenne, Laurent Morteau

La compagnie des Camerluches, création 2009


Interview de Jacques Hadjaje

 


 

Nous suivons l’histoire d’une famille algérienne, celle d’Albert. A travers son regard, nous assistons à la guerre d'Algérie mais encore aux  premiers amours du jeune homme, son besoin de toujours dessiner et sa relation avec son père, passionné de jazz.

 

 

L'espace théâtral est continuellement occupé. Par la soeur au fort caractère,  la cousine qui ne veut pas se marier avec le boucher bien que sa situation s'en trouverait ameliorée, ou encore avec la mère de famille toujours prête à distribuer son amour en pâtisserie.

 

 

  La mise en scène a ceci d'original que le personnage principal sera toujours présent sur scène, quelque soit le lieu ou son âge. Il sera simple observateur ou acteur de la scène.Nous le verrons bébé puis père enterrant sa mère, avec sa propre fille à ses côtés.

 

 

  Nous aimons également le moment où le rideau tombe entre Albert et la fille qu'il aime, siginfiant le départ pour la France et la fin de l'idylle. La famille se retrouve à Créteil, bien loin de ses souvenirs, et tente de survir. Ils ont tout perdu. Le père tombe dans des combines inavouées pour amasser de l'argent. Le titre de la pièce viendrait peut être de cette verité difficile à accepter.

 

 

Ce thème est déjà abordé dans le même théâtre avec la superbe pièce Les oranges. Jacques Hadjaje l'a également vue et nous en parle.

 

 

 L'espace est bien utilisé, les dialogues ne sont pas mauvais, ni les acteurs.Et pourtant, nous n'accrochons pas. Pourquoi? Trop de distances entre la famille et le public, pas assez de liant, un peu de prétention dans les mots retiennent notre émotion. Nous ne passons pas un mauvais moment mais nous quittons la salle sans regret.Dommage.

 

  M.D

 

 

 

 

Infos :

 

Du mardi au samedi 21h30 et dimanche 15h.

Théâtre le Lucernaire

53, rue Notre-Dame-des-Champs,
75006 Paris

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 21:52

Le Théâtre du Petit Montparnasse


Présente


La Ballade de Simone

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Simone de Beauvoir

Montée par Nadine Darmon

Avec Anne-Laure Tondu , Michelle Brulé


Interview de Michelle Brulé et Anne-Laure Tondu

 


 

Derrière un léger rideau, elles chantonnent, se parlent, nous regardent. Le public arrive progressivement, étonné de leur présence. Sans gène, comme si elles étaient à la terrasse d'un café, elles dialoguent. Silence. L'une d'elles élève la voix. La lumière est toujours allumée mais nous savons que la pièce a commencé.

 

 

 

Les deux comédiennes débutent alors une lecture croisée du Deuxième sexe et d’Un amour transatlantique. Evidemment le parallèle est très intéressant. Nous y voyons à la fois son amour déraisonné pour un homme, Nelson Algren, et celui pour l'autre, Sartre, sentiment plus intellectuel, basé sur le travail, la compréhension, l'échange, le rationnel. Nous constatons la femme engagée et la femme amoureuse.

 

 

L’année 1947, celle de sa rencontre avec Nelson Algren donne lieu à un échange passionné de 300 lettres. Pendant 17 ans, elle vivra un amour sans limite avec cet homme rencontré lors d’un voyage aux Etats-Unis. Elle lui écrira : « Oh Nelson ! Je serai gentille, je serai sage, vous verrez, je laverai le plancher, cuisinerai tous les repas, j'écrirai votre livre en même temps que le mien, je ferai l'amour avec vous dix fois par nuit et autant dans la journée même si ça doit légèrement me fatiguer». Dans le même temps, elle crée le Deuxième sexe, livre féministe. Alors , elle se décrédibilise aux yeux de certains..

 

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17 ans plus tard, nous écoutons cette lettre de rupture, poignante,entre deux êtres toujours amoureux mais qui ne peuvent plus continuer ensemble. Sartre devient une gène pour Nelson.  Il ne supporte plus cet espece de trio imposé. Simone vit aussi pour Sartre. Elle écourte ses vacances pour lui, renonce à différents projets, elle n'est pas entièrement disponible. "Nelson mon amour..si j'ai du rentrer plus tôt que prévu c'est parce que Sartre avait besoin de moi pour travailler à un scénario tiré de sa dernière pièce. Je vous l'ai dit je l'aiderai toujours quand il le demandera...". Elle essaye de s'en expliquer:" Mais ce que vous devez savoir aussi, tout prétencieux que cela puisse paraitre de ma part, c'est à quel point Sartre à besoin de moi. Exterieurement il est très isolé, intérieurement très tourmenté, très troublé, et je suis sa seule véritable amie, la seule qui le comprenne vraiment, l'aide vraiment, travaille avec lui, lui apporte paix et équilibre."

 

 

 

L'adaptation de cette grande histoire d'amour aurait pu être présomptueuse ou barbante. Il n'en est rien. Les deux comédiennes communiquent une energie aux mots, et le rythme reste toujours soutenu, vivant. Le fait de rajouter des moments musicaux apporte aussi plus de legereté au texte. Elles chantent (et bien!) ensemble, l'une jouera de l'accordéon, l'autre dansera. Nous n'aurons  aucun mal à nous imaginer les caves de Saint Germain des Prés, les fêtes que donnaient l'écrivaine, sa joie des retrouvailles(son amoureux américain vient passer un moment sur Paris!) ou encore sa peine face à cette situation déjà résolue.

 

 

Et sur scène? Est ce que les comédiennes aiment lire un passage en particulier ?

 

 

 

Nous quittons les deux talentueuses comédiennes, non sans leur avoir demandé auparavant ce qu'elles iraient voir en ce moment au théâtre:

 

 

Le message est clair et le succès de cette mise en scène, entièrement justifiée.

 

M.D

 

 

 

Infos :

 

 

Petit Montparnasse

31, rue de la Gaîté

75014 Paris

Métro : Gaîté (ligne 13), Edgar Quinet (ligne 6), Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 21H00 et Dimanche à 15H00.

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Published by Culture Sans Censure - dans Lever de rideau - Contemporains
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