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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 23:56

Le Petit Montparnasse

présente  

La chanson de l’éléphant


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Auteur : Nicolas Billon
Comediens : Pierre Cassignard, Jean-Baptiste Maunier, Christine Bonnard
Metteur en scène : Bruno Dupuis


 


 

 

On attendait avec impatience cette pièce de théâtre pour plusieurs raisons. D'abord pour Jean-Baptiste MAUNIER, dont c'était ses débuts sur les planches: ils s'en tire à merveille! Ensuite pour le texte ciselé du canadien Nicolas BILLON dont on avait parié qu'il saurait nous tenir en haleine. Pari réussi, le triller marche parfaitement: Michael(Jean-baptiste MAUNIER) a été le dernier à voir  le docteur d’un hôpital psychiatrique.Celui-ci a disparu, mais son directeur est prêt à tout pour faire parler ce patient, très particulier.


Le duo médecin/patient est interrompu par l'infirmière de garde.Elle connaît son patient, elle veut s'assurer que tout va bien.


CHANSON-ELEPHANT-3.jpg

 

Le décor est sobre, unique, la salle d'un asile. Le support vidéo est présent, comme presque toujours maintenant dans les mises en scène, mais son côté discret le rend intelligent. Il ne sert qu'à créer une vue, celle du couloir de l'asile.


Les trois comédiens jouent justes, les répliques se donnent sans faute, le spectateur est vite plongé dans cet univers glaçant. Une réussite.


M.D

 


 


Infos pratiques:

Petit  Montparnasse

31 rue de la gaité

75014 Paris



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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:37

 

 

Le Théâtre de la Madeleine

présente

Mensonges d'Etats


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De : Xavier Daugreilh

Avec : Samuel Le Bihan, Marie-Josée Croze, Michaël Cohen, Jean-Pierre Malo, Bernard Malaka, Aurélien Wiik, Pierre Alain Leleu, Eric Prat. Décors Pierre Yves Leprince.

Metteur en scène : Nicolas Briançon

 


 

Le Théâtre de la MADELEINE nous entraîne encore une fois au cœur de la seconde guerre mondiale.

Mensonges d'Etats est l'histoire du 6 Juin 1944. La genèse du projet, l'affaire Fortitude, autrement dit faire croire à HITLER que si débarquement il y a, il ne se fera pas en NORMANDIE mais dans le PAS de CALAIS. Nous sommes donc dans un double décor bien mené par Nicolas BRIANCON : celui des alliés préparant leur plan, et celui des allemands essayant de contrer les traîtres.

 

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Le jeu naturel de Marie-Josée CROZE en espionne hongroise envoyée dans le camp adverse pour recueillir des informations, participe beaucoup à la qualité de la pièce, autant que Bernard MALAKA en colonel allemand ne sachant plus qui croire.

Le public apprend la façon dont s'est orchestré cet événement historique, l'intérêt est donc sincère. Nous pourrons juste reprocher quelques faiblesses de jeu à certains comédiens, peut-être plus à l'aise dans d'autres rôles, ou encore la volonté de rajouter cette petite amourette entre deux personnages. Certains penseront également que le visionnage d'extraits filmographiques entre deux changements de plateaux n'était pas forcément nécessaire, même si son but est évident.


Le tout reste plaisant, agréable et instructif.

M.D

 

 

Infos pratiques :

Théâtre de la Madeleine

19 rue de Surène
75008 Paris

Du mardi au samedi à 21h00, le samedi à 16h et le dimanche à 17h.

Tél. 01 42 65 06 28

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:05

 

Le Vieux-Colombier

présente

L'anniversaire 

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Jusqu'au 24 octobre

 

De:Harold Pinter

Avec :Cécile Brune: Meg Boles, Éric Génovèse: Nat Goldberg, Nicolas Lormeau: Peter Boles, Nâzim Boudjenah: Seamus McCann, Jérémy Lopez: Stanley Webber, Marion Malenfant: Lulu

Mise en scène : Claude Mouriéras

 


 

   Un appartement new-yorkais, moderne, chaleureux. Une femme bat des œufs, l'ambiance paraît sereine.

Le mari descend, c'est le matin. Sa femme s'empresse de le servir, de s’interroger sur son bien-être, comme s'il était vital que cet homme aille bien. Le spectateur devient vite mal à l'aise, le ton du couple étant trop calme pour être dans la normalité. Détail, l'homme ne mange pas les œufs cuisinés avec attention par la femme, les jetant directement dans la poubelle. Elle le voit, ne dit rien.

Un autre homme descend, étrangement infect. Il parle très mal à la femme, là encore, le spectateur est dérouté. Puis deux autres hommes entreront encore sur le plateau, ils ont l'air de déjà connaître le mal luné.

Plus la pièce avance, plus l'atmosphère va devenir de plus en plus confinée, asphyxiante.

Rien d'étonnant avec Harold Pinter, professionnel pour transformer une simple scène de vie au langage banal, en un moment de grande tension.

 

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Quel lien unit ces hommes ? Pourquoi la femme ne dit-elle jamais rien ? Et surtout comment ces rapports de force vont-ils pouvoir se finir ?


Beaucoup de questionnements autour de cette intrigue, qui continue d'exister en dehors du Vieux-Colombier.


Les comédiens créent parfaitement cette pression grâce aux rythmes de leurs répliques et à l'étrangeté de leur rôle, c'est fin, bien joué, du théâtre intelligent et instructif.

M.D

 

 

 

 

Infos pratique :


Théâtre du Vieux-Colombier

21 rue du Vieux-Colombier

75006 Paris

Du mercredi au samedi:20h,19h le mardi, 16h le dimanche.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:41

 

La Pépinière Théâtre

présente

Mélodrames

94954-melodramesJusqu’au 30 novembre 2013

 

De : Gabor Rassov
Avec: Romane Bohringer, Thierry Gimenez, Matthieu Rozé, Bruno Salomone, Warren Zavatta
Mise en scène : Pierre Pradinas

 

 


 

     Gabor Rassov, (acteur-dramaturge –scénariste) et Pierre Pradinas (metteur en scène), ont en commun une Compagnie, fondée en 1978 à Avignon, La compagnie du Chapeau Rouge.  Le premier écrit les pièces et souvent les joue, le second les met en scène. Une collaboration qui perdure, ici avec Mélodrames.

 

Difficile d'en donner la trame , explicitement kitch. Trois courtes pièces racontent l’histoire d’amants qui ne peuvent se marier, empêchés par leur famille. La première se déroule au grand prix de formule 1 d'Acapulco, la seconde dans un temple bouddhiste à Shangaï et la dernière, dans la résidence d'un producteur milliardaire, à Los Angeles.MELODRAMES-B.-Salomone-R.-Bohringer-W.-Zavatta-M.-Roze-T.-G.jpg

 

Un présentateur ponctue le show, annonçant au public ce qu’il va découvrir derrière les rideaux. Le changement de décor est rapide, les comédiens passent sans difficulté d’un rôle à l’autre.

 

Le public rit beaucoup devant ces pastiches de scène de vie qui n’ont d’autres vocations que d’amuser. Ici tout est second degré, il convient donc d’aimer ce type d’humour pour être réceptif à la pièce.

A vous de juger.

M.D

 

Infos pratiques :

Du mardi au samedi à 21h, et le samedi à 16h. 

Tarifs : de 12 à 39€.

Réservations : 01.42.61.44.16



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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 10:24

 

Le Théâtre du Lucernaire

présente

Mademoiselle Else

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Jusqu'au 22 septembre

 

De :Arthur Schnitzler

Avec : Sophie Bricaire, Pauline Gardes, Pauline vaubaillon

Et en alternance : Marion Servole

Mise en scène Francine Walter

 


 

          Arthur Schnitzler écrit ce texte en 1924 à l'âge de 62 ans. Le thème de  Mademoiselle Else tourne autour du désir, de la soumission, de la jeunesse. Autant de sujets qui ne peuvent pas vieillir. L'auteur raconte l'histoire d'une belle jeune fille de 19 ans prise dans le filet de ses parents et des hommes. L'écriture est ciselée et incroyablement féministe.

Le père d'Else joue au jeu et perd des fortunes. Une dette risque alors de faire basculer toute la famille dans un quotidien beaucoup plus simple. Afin d'éviter le scandale que provoquerait cette nouvelle, la mère envoie une lettre à sa fille,en vacances avec sa tante dans un superbe hôtel italien, afin que celle-ci parle avec un vieil ami de la famille. Cet homme aime les femmes et a toujours eu un béguin pour Else. Les parents ne peuvent l'ignorer.

Else souhaite les aider bien sûr, mais à quel prix ?


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Si l'intérêt de cette pièce tient bien évidemment à la qualité du texte, la mise en scène de Francine Walter est très ingénieuse. Mademoiselle Else est jouée par trois comédiennes (ses anciennes élèves) et leurs personnalités différentes donnent un véritable plus au personnage de la jeune fille.

Ce monologue prend ainsi des formes multiples et l'on visualise très bien tous les personnages qu'elles vont même jouer tour à tour. Les répliques entre Else et le vieux monsieur seront ainsi alternées entre les trois comédiennes, sans que le spectateur en soit décontenancé.

 

Une très belle découverte.

M.D

 

 

 

 

 

Infos pratiques :

 

Théâtre du Lucernaire

53 rue Notre-Dame des champs,

75006 Paris.

Standard : 01 42 22 26 50

Fax : 01 45 44 86 92

 

Du mardi au samedi à 21h30
Et dimanche 22 septembre à 17h

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 12:29

 

Le Théâtre du Lucernaire

présente

La vie de Galilée


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Jusqu'au 21 septembre

 

Auteur : Bertolt Brecht
Comédiens : Régis Vlachos, Charlotte Zotto, Aurélien Gouas, Jean Christophe Cornier en alternance avec Gilles Vincent Kapps, Jérémy Braitbart

Metteur en scène : Christophe Luthringer

 


 

La vie de Galilée est une pièce rarement jouée du fait de sa longueur (plus de 4 heures) et du nombre de comédiens requis (43).

Nous sommes donc assez enthousiastes à l'idée que Le Lucernaire, véritable découvreur de talent, présente cette œuvre testamentaire de Bertolt Brecht dans une adaptation intelligente de La Compagnie du Grand Soir. Un format réduit, à peu près une heure de représentation et quatre comédiens, pour raconter l'histoire incroyable de ce savant.


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Galilée affirme que la Terre tourne autour du Soleil et non l'inverse, que notre planète n'est pas au centre du monde, contrairement aux idées religieuses de l'époque. Si la Terre n'est plus au centre de la création, l'homme devient un simple animal, et l'Eglise catholique est déchue de sa place centrale. La société pourrait en être totalement chamboulée. Si chacun devient son égal, nous tombons dans une société démocratique, sans une hiérarchie imposée par Dieu.

Evidemment, cette conception est fuie par la religion qui fera tout pour détruire le savant. Celui-ci aura alors le choix de renoncer à diffuser son savoir ou à brûler sur un bûcher.

 

La mise en scène de Christophe Luthringer est efficace, peu de décors mais toujours très bien employés, une simple malle sera tour à tour une université, une voiture ou une salle de bain.

Les comédiens sont tous excellents avec une énergie communicative.

 

Certains aimeront moins la partie où la Compagnie s'adresse directement au public, du théâtre dans le théâtre, distribuant à tout va des tracts contenant la fameuse phrase de Galilée :« Celui qui ne connaît pas la vérité, celui-là n'est qu'un imbécile. Mais celui qui la connaît et la qualifie de mensonge, celui-là est un criminel ». Cet aparté prend le risque de casser le rythme de la pièce et de décontenancer le public qui pourra avoir du mal à se replonger dans l'histoire.

Une pièce parfaite pour les scolaires, bien jouée et sympathique .

 

M.D

 

Théâtre du Lucernaire

53 rue Notre-Dane-Des-Champs

75006 Paris

Jusqu'au 21 septembre

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 11:03

 

Le Théâtre de la ville

présente

Tabac rouge


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Jusqu'au 8 juillet 2013


 

Avec : Denis Lavant, Anna Calsina Forrellad, Noémie Ettlin, Namkyung Kim, Matina Kokolaki, Valérie Doucet, Piergiorgio Milano, Thi Mai Nguyen, Ioulia Plotnikova, Manuel Rodriguez 

Mise en scène, scénographie & chorégraphie :James Thiérrée

Costumes : Victoria Thiérrée

 


 

 

Un enfant se regarde dans un miroir
Son œil rit noir
Mécontent, il regarde le revers pour voir
Si cette Forme est un corps

Mais il ne voit qu’un mur lisse
Ou la toile d’une araignée méchante
Sombre, il regarde de nouveau sa Forme
Dans le miroir, une lueur sur le verre.
Pier Paolo Pasolini

 

 

Deux ans d'attente pour enfin voir la dernière création du chorégraphe, acteur, metteur en scène, danseur, musicien et acrobate James Thiérrée. Pour les fans, deux ans, c'est long. Une durée pourtant nécessaire et comprise par le spectateur, à la découverte du travail pointilleux, ingénieux et poétique de l'artiste.

Il ne faudra pas le chercher sur scène, il n'y sera pas, laissant sa place au très talentueux Manuel Rodriguez, homme grand et mince, semblant désarticulé et sorti d'un vieux film mystérieux. Denis Lavant sera celui qui ne pense qu'à inhaler sa fumée pour être bien avec lui-même. Mais autour, tout s'active. Une grosse ferraille recouverte de miroir ondule selon les états d'âme de l'homme et les danseurs, sortes de particules mentales, évoluent avec ses émotions.

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L'univers choisi, angoissant,parce que rien ne semble reposant. Du fer, des tuyaux, le reflet des miroirs, une machine aux compétences floues. Il n'y a finalement que ce fauteuil de velours rouge qui pourrait amener un peu de calme, à moins que ce ne soit lui le vrai mal, caché par cette fausse tranquillité.


La musique joue un véritable rôle dans cette création,aiguisant les émotions.

La Compagnie du hanneton (crée en 1998 par James Thiérrée) ne nous aura pas fait attendre inutilement, tout ici est magique même quand il s'agit de montrer le combat interne d'un homme, sa lutte pour préserver sa liberté.


La mise en scène intéresse aussi par cette volonté de ne pas se limiter seulement à son espace réservé : les danseurs empiètent sur le public en allant parmi eux, arrachent le décor, cassant les barrières invisibles entre public et artistes.

 

Tabac rouge est joué au Théâtre de la ville jusqu'au 8 juillet avant d'être repris du 18 février au 1er mars 2014.

 

M.D

 

 

 

 

Infos pratiques :

 

Théâtre de la Ville
2 place du Châtelet

75004 Paris

01 42 74 22 77

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 10:56

 

Le Théâtre du Lucernaire

présente

Marie Tudor


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Auteur : Victor Hugo
Artistes : Pierre Azema, Stephane Dauch, Pascal Guignard, Frédéric Jeannot, Flore Vannier-Moreau, Florence Lecorre, Séverine Cojannot, Sacha Petronijevic
Metteur en scène : Pascal Faber

 

 


 

 

  Le Lucernaire nous présente ici une pièce déjà jouée en 2002 entre ses murs, d'une qualité telle que ces 40 représentations exceptionnelles sont un vrai cadeau.

Trois évènements se chevauchent. Une histoire d'amour entre un ouvrier ciseleur amoureux éperdu d'une jeune orpheline, une autre de vengeance entre la Reine et son favori, et de la politique avec Simon Renard, chargé d’organiser le mariage de l’Angleterre et de l’Espagne.

 

Ces trois histoires se rejoignent autour de deux femmes, la Reine Marie Tudor et Jeanne, la fille orpheline, toutes les deux éprises d'un homme,Fabiano Fabiani, dont le seul but est de parvenir à la richesse. La Reine l'apprend, elle devrait le faire tuer mais n'y parvient pas, son amour lui faisant perdre toute faculté de discernement. Jeanne réagit tout autrement. Honteuse d'avoir perdu de cette façon son honneur, elle ne pense plus qu'à se faire pardonner de son ouvrier, qu'elle devait épouser quelques jours plus tard.


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La mise en scène contemporaine de Pascal Faber arrive avec peu de moyens à donner vie à ce drame passionnel.

La bande sonore imitant le peuple criant son besoin de châtiment, ou les tintements de la cloche annonçant la mort d'un être aimé contribuent au suspens de la pièce.

Le jeu des lumières renforce le décor très sobre, les rues sombres de Londres avec des tons pâles, la colère de la reine et sa puissance avec des tons rouges vifs..


Tous les comédiens jouent excellemment, certains aimeront peut-être un peu moins le jeu contenu de la Reine, l'ayantpeut-être préféré plus emportée dans son texte.

Le final de la pièce, très fort émotionnellement puisque le public ne sait pas qui de l'ouvrier ou du favori est en train de se faire tuer,  finit de convaincre. Si le texte de Victor Hugo a été raccourci et actualisé, rien n'y est choquant puisqu'il permet de donner vie à ce drame intemporel.

 

Marie Tudor sera jouée au festival D'Avignon, il n'y a aucun doute à avoir sur son succès.

 

M.D

 

infos pratiques :


Théâtre du Lucernaire

53, rue Notre-Dame des Champs
75006 Paris

21h30

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 10:14

 

Le Théâtre du Petit Montparnasse

présente

En réunion


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De : Andrew Payne
Avec : Patrice Kerbrat, Robert Plagnol, Anne Bouvier, Swann Arlaud
Mise en scène : Patrice Kerbrat


 


 

              Histoire d'une équipe sur le point de signer un contrat. Mais l'un des signataires de la partie adverse est changé au dernier moment. Force majeure: il a été licencié après avoir été retrouvé nu dans son bureau. C'est une femme qui va le remplacer. Le texte d'Andrew Payne dépeint les rapports sociaux avec force. Même si l'originalité n'est pas toujours très présente, il a le mérite de nous faire réfléchir sur les stigmatisations faites. La femme est forcément stupide ou vile, les hommes essayeront de la forcer à signer puisqu'ils sont forcément plus intelligents qu'elle, d'ailleurs tout arrive sans aucun doute par sa faute.


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Dernière mise en scène de Patrice Kerbrat  après La vérité au Théâtre Montparnasse de Florian Zeller ; on y retrouve une atmosphère très tendue, où chaque individu se livre petit à petit.

Un seul décor, celui du bureau où doit être signé le contrat. Il n'en aurait pas fallu plus puisque toute la pièce tourne autour de cette feuille de papier et de ses enjeux cachés.

 

Tous les comédiens tiennent parfaitement leur rôle, Swann Arlaud en jeune homme artiste désinvolte et langage chartier donne un vrai plus à la mise en scène. Robert Plagnol en père de famille dépassé participe aussi à la qualité de cette pièce.

 

M.D

 

 

 

Infos pratiques :

 

Théâtre du petit Montparnasse

31 rue de la Gaité

75014 Paris

01 43 22 77 74

du mardi au samedi à 21h
matinée, dimanche à 16h

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:04

Le Théâtre Rive Gauche

présente

l'Affrontement

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Jusqu'au 21 juillet 2013

De: Bill C. DAVIS
Avec: Francis HUSTER dans le rôle du père Tim Farley, Davy SARDOU dans le rôle de Mark Dolson.

Metteur en scène: Steve SUISSA

 

 


 

Il flotte une odeur d'encens au Théâtre Rive Gauche. Pas de rideau, l'intérieur d'une église, son pupitre et ses bougies. Une musique assez forte accueille le public. Francis Huster fait son entrée, il joue un prêtre irlandais conventionnel dont la rencontre avec un jeune séminariste va bousculer ses idéaux. Le jeu de Davy Sardou, très naturel, donne un vrai visage à son personnage, celui d'un homme voulant dépoussiérer les valeurs périmées du catholicisme. L'homosexualité doit être reconnu et les femmes doivent pouvoir devenir prêtresses. Voilà pour l'affrontement idéologique. Les deux hommes vont pourtant se rapprocher jusqu'à créer un lien fort entre eux, un respect commun malgré leur différence. Le dialogue est souvent drôle, le public rit d'ailleurs beaucoup.affrontement-image.jpg

 

La musique a une véritable place dans la mise en scène de Steve Suissa, on y reconnaitra Ben Harper,Jeff Buckley (avec son cultissime Hallelujah) ou Damien Rice (et son mélancolique Cold Water rendu célèbre par le film Les Petits Mouchoirs). Certains trouveront peut-être le volume sonore un peu élevé donnant un côté grandiloquant à quelques passages, d'autres ressentiront peut-être plus les émotions des deux hommes. Question d'opinion.

 

Le jeu des lumières ne laissera pas non plus indifférent. Dans les vitraux de l'église, le bleu passe rapidement au rose, l'orange ne connait pas de dégradé non plus. Plus que le côté naturel, les couleur servent ici le ressenti du public.

Si le personnage du prêtre joué par Francis Huster est touchant, sa façon de dévoiler un aspect colérique pourra donner lieu à discussion.

 

La pièce est agréable, plaisante car bien jouée, mais des petits 'trop' pourront être reprochés, dans un texte qui a le mérite de faire réfléchir.


M.D


 

Infos pratiques :


Théâtre Rive Gauche

6 rue de la gaité

74014 Paris

Du 28 avril 2013 au 21 juillet 2013

Du mardi au samedi à 19h,
Matinées le dimanche à 17h30.
À partir du 4 juin 2013 du mardi au samedi à 21h, et en matinée le dimanche à 17h30.

01 43 35 32 31

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