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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 13:14

 

La Comédie-française

présente

Dom Juan ou le festin de pierre


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Jusqu'au 11 novembre 2012

 

 

 

Auteurs: Molière

Comédiens:Alain Lenglet : Don Louis , Julie Sicard : Charlotte , Loïc Corbery : Don Juan , Serge Bagdassarian : Sganarelle , Clément Hervieu-Léger : Don Carlos , Pierre Louis-Calixte : Gusman, le Pauvre et M.Dimanche , Suliane Brahim : Elvire , Jérémy Lopez : Pierrot et Don Alonse , Jennifer Decker : Mathurine Et : La Statue du commandeur : Jean-Michel Rucheton

Metteur en scène: Jean-Pierre Vincent

 


 

 

       Dom Juan ou le festin de pierre fait partie des pièces les plus controversées de Molière, avec Tartuffe que l'on peut également voir jouer au Théâtre de Paris. Les thèmes sont trop frontaux pour ne pas choquer les puritains. Il y est question là encore d'impiété, de libertinage et d'anti-religion.Dom Juan est un homme libre, séducteur à tout va, jamais à court de souffle pour inventer une histoire qui séduira des filles simples. Il propose souvent le mariage, abandonne ses conquêtes, reprend sa route immorale. Il ne croit en rien et surtout pas en Dieu, et se fait accompagner par un valet docile, lâche à ne plus savoir qu'en faire. Ce valet, Sganarelle, serait même pour certains, le véritable diable de la pièce. Il ne défend jamais Dieu et tout en essayant de le faire, porte à son comble la bouffonnerie d'un sujet divin. Après 15 représentations à succès, Molière décide d'arrêter, la pièce ne sera plus reprise. Peut-être parce qu'elle était trop compliquée à mettre en scène, peut-être que les détracteurs ont eu gain de cause du moral de Molière, fatigué de se battre pour une ouverture d'esprit ou peut-être encore s'agit-il d'un pacte fait avec Louis XIV: l'arrêt de Dom Juan pour la reprise de Tartuffe.(Tartuffe était encore interdit à cette période par l'archevêque de Paris, jugée trop blasphématoire) La Comédie-Française a joué plus de 557 fois depuis 1847 cette comédie en cinq actes, dans la version versifiée par Corneille en 1677. Un changement s'opère en 1947, lorsque Louis Jouvet s'empare de la mise en scène au Théâtre de l'Athénée. Il fait de Sganarelle un vrai personnage, aussi important que son maître. La vision de cette pièce en sera transformée pour la suite. En 1979, Francis Huster incarne Dom Juan au côté de Patrick Kerbrat en Sganarelle, en 1993 Roland Bertin devient à son tour Sganarelle et Andrzej Seweryn le libertin. C'est au tour de Loïc Corbery d'être le séducteur et Serge Bagdassarian son valet.


dom juan

 

Ici, Dom Juan est particulièrement agaçant dans toutes ses facéties employées pour parvenir à son but. Il se dandine, minaude, ment à chaque mot, le jeu de Loïc Corbery est excellent, il ne croit en rien, souhaite profiter des plaisirs de la vie , quite à blesser autour de lui, physiquement comme moralement. Quant à Serge Bagdassarian, comme d'habitude, c'est un vrai bonheur de le voir entrer en scène. Il parvient à lui seul à faire rire tout le public, récite son texte comme s'il était d'une simplicité renversante.

 

La mise en scène soignée de Jean-Pierre Vincent permet de changer rapidement de tableaux, grâce à un gros cube rouge servant tour à tour de mur, de mausolée et créant naturellement l'espace.

La particularité du texte tient encore en cette statue de pierre qui marche et parle! Jean-Michel Rucheton nous y fait croire grâce à sa grande taille et à sa gestuelle hachée.

Surprise du dernier acte, Dom Juan ne périt pas aux enfers, entrainé par la statue de Pierre, mais s'évanouit après lui avoir donné la main. Sganarelle crie à ses gages, quand Dom Juan que l'on croyait mort se relève et s'enfuit avec son valet. Le spectre reste seul, immobile, le rideau tombe.

Cette façon de voir est peut-être encore plus terrible que le texte de Molière puisque l'impuni s'en sort très bien.

 

M.D

 


Infos pratiques :

 

Dom Juan ou le festin de pierre

Au Théâtre Ephémère de la Comédie-Française
Du 18 septembre au 11 novembre 2012

Durée du spectacle : 2h50 avec entracte

Place Colette, Paris 1er
du lundi au samedi de 11h à 18h
et de l’étranger 00 33 1 44 58 15 15
Guichets 7 jours/7, de 11h à 18h.

Métros Palais-Royal Musée du Louvre, Pyramides

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 15:30

 

Le Théâtre de Paris

présente

Le tartuffe


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Auteur:Molière

Comédiens : Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Chantal Neuwirth, Beata Nilska, Emilie Chesnais, Julien Rochefort, Arnaud Denis, Marcel Philippot, Guillaume Bienvenu, Roman JEAN-ELIE, Alice De Le Baume, Jacqueline Danno

Metteur en scène : Marion Berry

 


 

Se joue sur Paris en deux endroits différents, les deux pièces de Molière ayant reçu les plus vives critiques: Dom Juan (à la Comédie française) et Tartuffe (au Théâtre de Paris depuis le 11 septembre)

 

Tartuffe ou l'Imposteur, comédie en cinq actes, fut jouée une fois en version originale en 1664 au château de Versailles. Le texte dut être remanié sur ordre de Louis XIV-  ayant reçu la demande par l'archevêque de Paris- avant de pouvoir être présenté au public en 1669, la pièce ne portant plus atteinte à la religion.

Ce sera alors un véritable succès, plus de 72 représentations et des spectateurs conquis.

La satire est pourtant dure, la grande bourgeoisie en prend pour son grade puisqu'elle se borne à croire coûte que coûte un homme qui les trompe aisément. Ce faux dévot et libertin parvient à mener ses affaires sans jamais en être inquiété tant son environnement croit en sa supériorité : il courtise la femme du maître de maison pendant que celui ci lui propose la main de sa fille.tartuffe_3.jpg

Le mariage forcé est aussi vivement critiqué, pensée osée pour l'époque.

Mais l'intervention royale au dernier acte, calme ces idées très novatrice, le roi devient celui qui rétablit l'ordre.

 

 

Qu'en est-il de la version de Marion Berry?

Un décor très simple, blanc, fait de petits escaliers sur les côtés pour donner un peu de profondeur à la scène, deux rideaux qui se ferment quand il faut rajouter quelques éléments nouveaux, certains reprocheront le manque d'originalité à l'ensemble. L'espace n'est peut-être pas aussi bien utilisé qu'il le pourrait: les rideaux jouent trop visiblement leur rôle et n'apportent pas un véritable plus à la pièce, même remarque avec les escaliers.

Il est vrai qu'avec des comédiens comme Patrice Chesnais ou Claude Brasseur, il y a peu de risque que la salle ne soit pas remplie. Claude Brasseur est Orgon, le maitre de maison trompé, Patrice Chesnais campe un Tartuffe qui déroute un peu quand il laisse un temps, certes court, mais présent, entre ses répliques. Son texte est néanmoins maitrisé et la diction est bien évidemment très fluide.

Chantal Neuwirth est excellente dans son personnage et diffuse une grande énergie à la pièce, elle mérite à elle seule une ovation.


Il était sans doute possible de rire plus à travers ce texte si acerbe de Molière. Malgré de très bons comédiens, une certaine lenteur s'installe, pour notre plus grand regret. Quel dommage de ne pas applaudir plus cette mise en scène dont le pari était osé.

M.D

 

 

Infos pratiques:

Théâtre de Paris

15 rue Blanche

75009 Paris

01 48 74 25 37

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 12:25

 

Le Studio des Champs-Elysées

présente

Des fleurs pour Algernon


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Jusqu'au 30 décembre

 

Auteur : Daniel Keyes

Adaptation : Gerard Sibleyras
Comédien : Grégory Gadebois

Metteur en scène : Anne Kessler

 

 


 

      Des fleurs pour Algernon est avant tout une nouvelle de science fiction des années 1960 écrite par Daniel Keyes, avant de devenir un roman en 1966. Le titre est trompeur, il n'est pas question de l'histoire d'Algernon directement mais de Charlie Gordon, un homme simple. Algernon n'est qu'une souris, utilisée pour des tests scientifiques autour du Q.I . Un jour, le test semble assez réussi pour l'utiliser sur un homme, Charlie sera choisi. Il pourrait devenir trois fois plus intelligent, ne plus être considéré comme un idiot. Mais à mesure que son savoir évolue, ses amitiés s'effritent. Quant à la souris, on la retrouve morte dans sa cage.

 

Impossible de rater les affiches de la pièce, collées dans les métro ou visibles dans les rues. Il s'agit d'une peinture d'Anne Kessler, le metteur en scène de la pièce. Un homme triste tient des fleurs dans sa main. Le bleu nuit de la toile donne une vraie touche de mélancolie à l'ensemble, renforcée par les yeux mornes du sujet. Ce dessin intrigue. Pourquoi cet homme, Charlie Gordon, est-il si absent? Pourquoi ou plutôt pour qui, ces fleurs, dans ses mains ?

GADEBOIS-Gregory-dans-Des-fleurs-pour-Algernon---ARTCOMART.jpg

Le décor est fait de 9 néons agressifs autour d'une seule chaise mobile, également entourées de deux télévisions placées à droite et à gauche et renvoyant l'image de l'homme assis. Le tout provoque un sentiment de froideur, voir d'angoisse.


C'est ici que Grégory Gadebois, pensionnaire à la Comédie-Française, raconte pendant une heure vingt, l'aventure de Charlie. Il joue extrêmement bien. Sa gestuelle représente un homme torturé, trop gentil. Au fur et à mesure, ses contorsions physiques et verbales se font moins proches et le spectateur comprend aisément que Charlie est en train de devenir intelligent.

 

L'adaptation faite par Gerard Sibleyras fonctionne à merveille, le roman devient aisément pièce de théâtre. On avait déjà pu apprécier son talent en 2009 avec Les 39 marches au Théâtre la Bruyère ou cette année au Théâtre Montparnasse avec Pensées secrètes.

 

Des fleurs pour Algernon est donc une pièce réussie: touchante, très bien interprétée et adaptée, un décor sans fioriture qui va à l'essentiel et cette affiche qui pose déjà des interrogations.

 

M.D

 

 

infos pratiques :

 

Studio des Champs-Elysées
15, avenue Montaigne,

75008 Paris
mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20H30 et dimanche à 16H00.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:16

 

Le Théâtre Rive gauche

présente

Le journal d'Anne Frank


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Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Comédiens : Francis Huster, Gaïa Weiss, Roxane Duràn , Odile Cohen, Katia Mira, Charlotte Kady, Yann Babilée-Keogh, Bertrand Usclat, Yann Goven
Metteur en scène : Steve Suissa

 

 


En milieu d'année 2012, le Théâtre Rive Gauche change de propriétaire, désormais le célèbre écrivain, dramaturge et réalisateur Eric-Emmanuel Schmitt  reprend la direction, accompagné de Francis Lombrail et Bruno Metzger.

La salle , rénovée, permet d’accueillir non plus 480 mais 400 spectateurs au profit d'une plus grande scène théâtrale.

La première pièce de cette nouvelle saison? Une adaptation du Journal d'Anne Frank née d' Eric-Emmanuel Schmitt lui-même. Le choix de son comédien principal est une fausse surprise, Francis Huster, dans le rôle du père d'Anne . Les deux homme avaient déjà travaillé ensemble en 1997, sur son texte Variations énigmatiques et la même année avec l'Ecole du diable.


La mise en scène de Steve Suissa est très soignée, agréable à regarder. Un voile transparent se glisse entre les comédiens et le premier plan, permettant de figurer une certaine distance entre le présent et le passé. La scène elle-même est partagée entre d'un côté l'Annexe, la cachette de la famille Frank, et de l'autre, le bureau d'Otto Frank, seul survivant de cette abérration. Il y a donc dans le même temps, les souvenirs à l'Annexe, mais aussi la réalité, le père d'Anne , seul dans son bureau.anne.jpg

 

Ce dernier attend inlassablement, tous les jours, sur le quai de la gare d'Amsterdam, un improbable retour. Mais un jour, un homme lui apprend l'évidence, ses filles sont mortes. On lui apporte alors le journal intime de sa cadette, gardé précieusement dans l'espoir d'un retour. Otto  se plonge dans sa lecture et retrouve ses souvenirs.


 Roxane Duran, une Anne Frank tonique et drôle, connaît son texte sur le bout des doigts, elle y met l'énergie attendue, aucun faux pas. Charlotte Kady apporte la fraicheur qu'il pourrait manquer à cette pièce si bien huilée, où les comédiens jouent juste et où il n'y a pas de véritable second rôle.

Ovation pour le son, chaque bruit devient un élément essentiel de la pièce, et sa qualité auditive est plus qu'appréciable.


Voilà une soirée qui passe très agréablement, et si le texte est évidemment tragique, l'approche qui en est faite ne tombe pas dans le mélodrame et se laisse regarder sans ennui. 

Certains reprocheront peut-être à la pièce son côté convenu, un peu lisse, mais tous seront d'accord pour dire qu'un véritable travail d'équipe a été fait, et que le spectateur n'est pas trompé.


M.D

 

 

 

Infos pratique :

Théâtre Rive Gauche

6 rue de la Gaîté
75014 paris

01 43 35 32 31

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 13:53

Le Théâtre de la Madeleine

présente

Volpone ou le renard

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Adaptation Nicolas Briançon et Pierre-Alain Leleu
Auteur : Ben Jonson
Comédiens : Roland Bertin, Nicolas Briançon, Anne Charrier, Philippe Laudenbach, Grégoire Bonnet, Pascal Elso, Barbara Probst, Matthias Van Khache, Yves Gasc
Metteur en scène : Nicolas Briançon

 


 

     Cette pièce  a été présentée pour la première fois à Londres, en 1606. Vieille de plus de 400 ans, nous pourrions nous dire qu'elle a peut-être un peu vieillie. C'est loin d'être le cas. Un homme Volpone, éperdument riche feint d'être sur le point de mourrir pour s'amuser des prétendants à sa fortune. N'ayant pas de descendance, les hommes redoublent de bassesses pour s'attirer les ferveurs de ce personnage lubrique et sans état d'âme. Quand l'un propose sa femme en cadeau, l'autre est prêt à déshériter son propre fils. Qui n'a jamais vu les pirouettes appuyées et grasses de pauvres disciples en manque de reconnaissance? C'est un thème intemporel. Alors quand il est servi par des comédiens comme Roland Bertin* jouant Volpone, Nicolas Briançon** dans le rôle calculateur de Mosca, le serviteur de Volpone ou l'excellent Grégoire Bonnet dans le rôle de Corvino le mari jaloux mais possédé dès qu'il est question de richesse, la pièce ne peut qu'être réussie.home_volpone_03.1347631373.jpg

Certain n'aimeront peut-être pas le décor, un effet de portes cimentées, réchauffées par les coffres-fort s'ouvrant sur des lingots d'or. Mais tous s'accorderont à dire qu'il est particulièrement mobile. La maison close d'Anne Charrier se soulève dès la fin de la réplique et le lit de Roland Bertin devient vite le fauteuil d'un Volpone déguisé en charlatant pour entrevoir la femme de Corvino.   Les danseurs au style gothique permettent de changer le décor sans que le spectateur s'en aperçoive et leur mouvement donnent une véritable dynamique au texte.

Volpone avait déjà été joué récemment sur Paris, il est incroyable de constater que les mots du texte ont beau être les mêmes, la mise en scène permet tout changement et effet de nouveauté.

Une heure quarante cinq plus tard, le rideau tombe, la pièce se termine pour ce soir, ses dernières minutes connaissent un dénouement qui reste sombre même si certains seront vengés. Certains, mais pas tous. C'est toute la force et l'intemporalité de la pièce, il y en a toujours qui s'en sortent, même si leur conduite restent coupables.

M.D

 

 

Infos pratiques :

 

Théâtre de la Madeleine

19 rue de Surène

75008 Paris

du mardi au samedi : 20h30 et 17h le samedi et dimanche.


 N.B:

*Le Ramonda de Bernie c'est lui, il est également sociétaire honoraire à la Comédie-Française et reçoit en 2009 le Molière du comédien second rôle pour Coriolan 

** Nicolas Briançon a joué dans de nombreux films à succès : Les Poupées russes, Le bal des actrices, de nombreuses séries : Carlos, Boulevard du palais. Il met en scène de nombreuses pièces et est directeur artistique du Festival d'Anjou depuis 2004.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:47

 

La Villette présente

Panorama

de Philippe Decouflé/compagnie DCA


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jusqu’au 1er juillet

 

Mise en scène et chorégraphie Philippe Decouflé
Costumes Philippe Guillotel
Coordination chorégraphie, costumes et décor Éric Martin
Eclairage et régie générale Begoña Garcia-Navas
Musiques originales Karl Biscuit, Hugues De Courson, Claire Diterzi & Tao Phieng-Pheng, Sébastien Libolt & La Trabant, Parazite Système Sonore (Marc Caro, Joëlle Colombeau, Spot Phelizon), Joseph Racaille
Film Dominique Willoughby
Interprètes Julien Ferranti, Rémy-Charles Marchant, Ioannis Michos, Matthieu Penchinat, Lisa Robert, Marie Rual, Violette Wanty

 

 


 

 

       Une fanfare se crée un chemin parmi les spectateurs nombreux, de tout âge, occupés à entrer dans la grande halle de la Villette. Ils cherchent leur place,  se bousculent un peu, il faut dire que l’événement est important, Philippe Decouflé et sa compagnie DCA présentent un best of de leurs créations. Pour ceux qui connaissent mal ce danseur et chorégraphe célèbre pour ses mises en scène incroyables et diverses: Jeux Olympiques d'Albertville en 1992, la publicité Polaroïd, le show du Crazy Horse etc... voici une occasion rêvée de se rattraper.

La gestuelle se mélange aux ombres chinoises, comme cette danseuse tout droit sortie d'une petite boîte à musique, qui se fait diriger par deux mains cachée derrière un voile blanc et devenues géantes du fait du jeu d'ombre.(Sombrero dans sa nouvelle version de 2008)zoom-4207-Panorama5-ChristianBerthelo.jpeg

Les mouvements s'articulent aussi autour de la musique, très importante, essentielle même, dans le travail du chorégraphe. Sur Codex, spectacle créé en 1987, des microbes s'agitent en une danse des palmes, dans des sonorités orientales pour les accompagner. On se doute du travail impressionnant fourni par la troupe  dans le choix du visionnage des images anciennes pour reproduire ce microcosme assez fidèlement. Entre chaque tableau, la compagnie DCA joue au clown en racontant des histoires invraisemblables, chante, s'amuse. Ici le second degrés est très présent et sa bonne humeur traverse la salle.


La vidéo est aussi un des éléments importants du travail du chorégraphe. Habillés en blanc, les danseurs évoluent sur la scène, une projection de film aux figures géométriques se reflétant sur eux. Le tout crée un sentiment de flou, de brouillard. Le spectateur perçoit le corps et le mouvement mais pas nettement, ce qui le laisse dans une incertitude voulue.

Le tableau représentant une scène de jeux vidéos type 'Street Fighter' est réaliste et drôle. Les personnages aux costumes inventifs se battent comme s'ils étaient dirigés par une manette et attendent en se dandinant que le joueur décide du coup à apporter à sa victime. La fin des rounds est signalée par un homme brandissant sa pancarte de Game Over en talons aiguilles et sorte de maillot de bain.


     Deux danseurs accrochés par une corde essayent d'aller toujours plus haut, se piétinent, avant de se rejoindre pour s'enrouler ensemble , exemple d'une poésie omniprésente dans la rétrospective. 


Panorama permet donc un véritable tour d'horizon du travail du chorégraphe et de sa compagnie DCA. Les sept nouveaux danseurs recrutés sont incroyables de talent et le spectateur s'en rend compte dès le début avec leur gestuelle parfaite dans Vague café créé en 2003 avec une musique très entrainante de Karl Biscuit.


Les costumes de Philippe Guillotel , très imaginatifs, rajoutent au côté féérique, quelquefois bizarre mais toujours très personnel, de ces différents univers.


Une réussite.


M.D

 

 

Infos pratiques :

Grande halle
Métro : Porte de Pantin
Parking : Parc de la Villette nord

http://www.villette.com/fr/agenda/Philippe-Decoufle-2012.htm

http://www.cie-dca.com/dca.html



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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:17

 

Le Théâtre Montparnasse

présente

L'Alouette

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Jusqu'au 30 juin 2012

 

Pièce de Jean Anouilh
Mise en scène de Christophe Lidon
Avec: Stéphane Cottin , Davy Sardou , François Dunoyer , Sara Giraudeau , Jacques Fontanel , Bernard Malaka , Maëlia Gentil , Joël Demarty , Marie-Christine Danède , Olivier Claverie

 

 


Charles: "La vraie fin de l'histoire de Jeanne est joyeuse. Jeanne d'Arc c'est une histoire qui finit bien."

 

     On ne présente plus Christophe Lidon mais on attend toujours ses derniers projets avec hâte. Alors quand Le Théâtre Montparnasse propose un texte de Jean Anouilh, joué par Sarah Giraudeau et mis en scène par lui, la nouvelle sucite curiosité. L'Alouette avait déjà été jouée avec succès en 1953 dans une mise en scène de Roland Piétri et Jean Anouilh. 59 ans plus tard, ces mêmes planches reprennent ce texte extrêmement moderne: la destinée de Jeanne d'Arc, son impossibilité à renoncer à sa fin, ses discussions avec le comte de Warwick, les accusations de l'évêque Cauchon ou du promoteur. Et puis comme souvent chez Jean Anouilh, une autre voix, celle d'un homme,intervient dans le déroulement du jeu et casse le rythme du théâtre en donnant son opinion. Il ne souhaite pas que toute l'histoire de Jeanne d'Arc soit racontée, il ne comprend pas pourquoi telle ou telle scène est mise en avant plus qu'une autre. Cette fausse tierce personne ,Warwick, permet en réalité de faire avancer le texte de façon très fluide et comtemporaine, pour une histoire mythique du XV ème siècle. alouette_lot0.jpg

 

Sarah Giraudeau avait déjà interprêtée en 2011 un texte de Jean Anouilh avec un véritable talent. Elle était Colombe sur les planches de la Comédie des Champs-Elysées. Elle est aussi à l'aise dans ce nouveau rôle et sa voix particulière, son phrasé bien à elle, est encore une fois une réussite. Elle arrive à donner sa personnalité à sa Jeanne d'Arc. 


La mise en scène ne décoit pas non plus, une grande rosace au dessus des têtes des comédiens permet de représenter plusieurs tableaux, l'église bien sûr mais aussi la campagne ou le bûcher. Décor pratique car ne nécessitant pas de nombreux changements et qui fonctionne très bien.


A la fin de la représentation, une petite dame aux cheveux blancs se lève, applaudit, ravie. Elle était là, il y a plus de cinquante ans, elle avait déjà vu cette pièce, elle avait beaucoup aimé. Alors elle venait ce soir avec beaucoup d'à priori. Ce qu'elle pense de cette nouvelle interprétation? Magnifique. Elle semble en effet bouleversée, n'a pas été décue et apparemment cela n'était pas gagné, imaginez Michel BOUQUET en roi Charles , Michel ETCHEVERY  dans le rôle de l'Inquisiteur et Suzanne FLON dans celui de L'Alouette! nous dira-t-elle.

Un pari qui semble unanimement partagé, véritable ovation en fin de spectacle.

M.D

 

 

 

Infos pratiques:


Théâtre Montparnasse
31, rue de la Gaîté,

75014 Paris
http://www.theatremontparnasse.com/

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 17:15

 

Le Théâtre de la Bastille

présente

Les quatre jumelles


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Jusqu'au 23 Juin

 

De: Copi
Mise en scène: Jean-Michel Rabeux
Avec: Claude Degliame: Joséphine, Georges Edmont: Leïla, Marc Mérigot: Maria, Christophe Sauger: Fougère

 


 

       Décor rond comme une arène, une boule blanche y attire l'oeil, posée sur un socle aux mêmes couleur et format que toute la petite pièce, noire. Et puis la boule se lève doucement, réveillant deux femmes aux vêtements déchirées et au blanc douteux. Maquillage cru, dialogue décalé, elles s'injectent à tour de rôle des seringues de drogues en tout genre dans les veines, insultes réciproques en fond sonore. Maria ( Marc Mérigot) et Leila (Georges Edmont) sont jumelles, perdues en Alaska, et des chiens dangereux aux alentours les empêchent de sortir. C'est à peu près tout ce que l'on saura d'elles et de leur dépendance aux drogues dures. Et puis l'une d'elle sans prévenir, brandit un couteau devant sa compagne et le lui enfonce dans le corps, sans véritable raison apparente. Le spectateur choqué attend de comprendre comment va évoluer la pièce, avec une mort aussi rapide dans le texte et cette cruauté dans les dialogues,certes très drôles mais assez déstabilisants.les-quatres-jumelles.jpg

 

Deux autres femmes, Joséphine(Claude Delgiame) et Fougère (Christophe Sauger), même maquillage dégoulinant, même vêtements miteux et perruques courtes blanches, s'avancent dans ce petit décor. La soeur morte réssuscitée veut se venger, les deux autres personnages se battent aussi, le spectateur comprend rapidement qu'elles sont en réalité quatre jumelles, totalement déjantées,cruelles. Ici la mort n'a aucune importance puisque la vie reprend quelques minutes après. Tout est permis, il n'y a aucun amour uniforme entre elles. Elles sont deux à deux contre les autres, puis seules l'une contre l'autre. Dépendantes, elles s'imaginent partir de cet endroit, sans le pouvoir, leur corps ne suit plus.

 

Cette intemporalité à la fois dans la mise en scène très épurée et dans le texte féroce de Copi est assez déconcertante. Le romancier, dessinateur et dramaturge Argentin, écrit Les quatre jumelles en 1973. Quatorze ans plus tard, il meurt du sida, laissant plus de 20 pièces de théâtre derrière lui.

Jean Michel Rabeux s'amuse avec ce texte. Ces quatre jumelles sont impossibles, le choix de prendre trois hommes pour jouer quatre de ces femmes rajoute au côté décalé du vocabulaire et des gestes. La prestation est forte, agressante et vraiment drôle. C'est peut-être le pire, le spectateur rit sans scrupule de ces morts en séries, de ces mots crus déployés avec force sur ces personnages perdus, dont on connaît irrémédiablement la fin et que l'on finit malgré nous à apprécier pour leur folie sans borne.

Beaucoup de moments poétiques aussi, telle cette envie de croire en la possession de lingots d'or. Joséphine relève son corps douloureux,elle a dû mourir au moins trois fois déjà, tend les mains, espère pouvoir les toucher, ils ne viendront pas. Y croyait-elle vraiment?

L'heure passe très vite, la pièce est étonnante, enrichissante et marquante.

M.D

 

 

Infos pratique:

Théâtre de la bastille

76 rue de la Roquette

75011 Paris

01 43 57 42 14

Compagnie Jean Michel Rabeux

www.rabeux.fr

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 17:21

 

Le Lucernaire

présente

Les travaux et les jours

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Jusqu'au 2 juin 2012


De Michel Vinaver

Mise en scène de: Valérie Grail
Musique originale : Stefano Genovese
Avec: Cédric David, Luc Ducros, Agathe L’Huillier, Julie Ménard, Mireille Roussel

 


 

 

Michel Vinaver, de son vrai nom Michel Grinberg, est un homme particulier: PDG de Gillette France jusqu'en 1986, il est aussi écrivain et dramaturge. En 2009, il entre même en tant qu'auteur à la Comédie française, avec son texte L'ordinaire écrit en 1981, qu'il mettra lui même en scène.


Deux ans plus tôt, Les travaux et les jours étaient édités. Il y est question d'un service après vente au sein de la société Cosson, une marque de moulins à café sur le point de fermer. Trois femmes répondent toute la journée aux réclamations des clients, un homme répare les appareils cassés et le chef supervise. Ils sont donc cinq dans un petit décor d'entreprise classique des années 80.travaux-et-jours.jpg

Il n'y a pas de réelle surprise, le spectateur se doute de l'évolution inévitable de la pièce vers les derniers jours de travail de ces cinq individus.


La mise en scène laisse une grande place à la musique, aux notes proches de celles de Yann Tiersen. Agréable, elle est cependant très présente tout au long de la pièce. Un peu trop penseront certains, la voix seule des comédiens aurait été suffisante dans certains cas. Elle reste pourtant un véritable moteur au jeu des cinq personnages, leur geste étant bien souvent calé et accompagné par les notes de Stefano Genovese.

 

Représentée par Agathe L'huillier, le personnage de Nicole existe vraiment, devient attachant même s'il est un peu caricaturé en femme amoureuse de son homme qui fleurte avec Yvette, une jeune fille en période d'essai. Cette dernière, très jolie, arrive ,grâce à cet atout, à obtenir une certaine ascension. Julie Ménard minaude sans scrupule, son personnage n'est pas méchant, mais son insouciance est sans pitié. Anne représente la femme compétente, gentille mais peu expressive, la collègue de bureau par excellence. On l'écoute mais sa voix peut être facilement recouverte. Respectée car depuis longtemps dans l'entreprise , elle connait très bien tous les individus y travaillant, ce qui lui donne un certain poids. Mireille Roussel était parfaite pour ce rôle qu'elle tient très bien. Ce sont surtout elles, ces femmes, qui occupent l'espace. Luc Ducros en mari frivole et Cédric David en patron directif ne sont pas mauvais, loin de là, mais leur rôle est un peu plus effacé.

 

Le texte avec des discussions croisées n'est pas toujours aisé à saisir, la mise en scène parvient à contourner cette difficulté. Quelques longueurs peut-être, mais le tout reste cependant plaisant.

M.D

 

Infos pratiques:

Le Lucernaire

53 rue Notre-Dame des champs,

75006 Paris.
Standard : 01 42 22 26 50

Fax : 01 45 44 86 92

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 15:59

 

La Comédie Française

présente

Peer Gynt

affiche peer gynt

Jusqu'au 14 Juin 2012

 

 

De: Henrik Ibsen

Texte français de : François regnault

Mise en scène: Eric Ruf

Avec: Catherine Salviat : Une paysanne, La mère de Solvejg, une Fille des pâturages, un Troll, une Mousmé, une Folle ,Catherine Samie : Ase , Claude Mathieu : Une paysanne, La mère du marié, une Fille des pâturages, un Troll, Kari, une Mousmé , Michel Favory : Le père du marié, un Troll, Von Eberkopf, un Singe, le passager inconnu, un villageois , Éric Génovèse : Un Garçon de la noce, un Troll, le Prêtre , Florence Viala : Une Fille de la noce, la Femme en vert, Anitra , Serge Bagdassarian : Le Roi des Trolls, M. Ballon, un eunuque, Hervé Pierre : Peer Gynt, Bakary Sangaré : Aslak, L'Enfant, le gardien du harem, le Fellah, un Marin , Stéphane Varupenne : Un Garçon de la noce, un Troll, Master Cotton, un Singe, le Cuisinier, le Fondeur de bouton, Gilles David : Le père de Solvejg, le Troll de cour, Trumpeterstrale, un Singe, le Capitaine, le Maire , Suliane Brahim : Solvejg, un Troll, une Mousmé , Nâzim Boudjenah : Le Marié, un Troll, un Singe, Uhu, un Marin, le Maigre , Jérémy Lopez : Un Garçon de la noce, un Troll, Begriffenfeldt, un Marin , Adeline d'Hermy : Une Fille de la noce, Ingrid, un Troll, une dame de compagnie, une Mousmé, une Folle

 

Et :
Romain Dutheil : Un Garçon de la noce, un Troll, une Mousmé, Hussein, un Marin
Cécile Morelle : Une Fille de la noce, une Fille des pâturages, un Troll, une dame de compagnie, une Mousmé, une Folle
Emilie Prevosteau : Helga, un Troll, une dame de compagnie, une Mousmé, une Folle, un Mousse
Samuel Roger : Un Garçon de la Noce, un Troll, le mauvais Garçon, un Singe, un Marin
Julien Romelard : Un Garçon de la noce, un Troll, une Mousmé, un Marin

Et :
Floriane Bonnani : Violon, une fille de la noce, un Troll, une dame de compagnie, un Singe
Hervé Legeay : Guitares, un Garçon de la noce, un Troll, un Singe
Vincent Leterme : Claviers, un Garçon de la noce, un Troll, un Singe
Françoise Rivalland : Cymbalum et percussions, une Fille de la noce, un Troll, un Singe

 


 

    Henrik Ibsen écrit Peer Gynt en 1867, lors d'un voyage à Rome. L'homme a demandé une bourse pour pouvoir découvrir l'Europe et s'enrichir d'une culture nouvelle, source importante pour son oeuvre. Après un refus mal vécu, il l'obtient finalement, et l'écriture de Peer Gynt avance.

Ce drame poétique sera joué sept ans plus tard, le 24 février 1876 au Théâtre National de Christiania (aujourd'hui Oslo). La musique d'Edouard Grieg contribue au succès de la pièce, et ce, malgré sa longueur (environ 4 heures). Ibsen entre dans le répertoire de la Comédie Française en 1921 avec la pièce de théâtre Un ennemi du peuple. En 1925, Hedda Gabler est jouée Salle Richelieu, puis il faut attendre l'année 1993 pour qu'une troisième pièce soit inscrite dans le répertoire, Le canard sauvage. La maison de poupée ou Peer Gynt ne sont donc pas au répertoire, pourtant sans doute, deux de ces pièces sont  les plus reconnues.Peer-Gynt

 

Peer Gynt, va être joué bien sûr, mais hors répertoire, en 1945, et en anglais. En 1995, un concert-lecture est réalisé à l'Opéra Bastille. 2012 : 17 ans ont passé, la pièce de théâtre est enfin être à nouveau jouée pendant un peu plus d'un mois, dans le salon d'Honneur du Grand Palais. Cinq actes, oscillant entre légende, conte et moralité vont évoluer sur un décor sobre mais d'une grand force poétique: une longue rue avec des rails et des lampadaires mornes. Les costumes de Christian Lacroix, somptueux, participent à la beauté de la pièce. Il s'agit de la quête d'un homme vers lui-même. Comment arriver à s'accepter, à ne pas se tromper, à se respecter? Autour de rencontres variées: des trolls, des fous, des animaux, Peer Gynt essaye de comprendre.

 

L'acte 3 se finit sur une scène poignante, très dure car tristement réaliste. Catherine Samie est parfaite en mère de Peer Gynt, prête à tout pour le protéger et ne pas vouloir voir qui il est, à ce moment précis de sa vie. Hervé Pierre joue parfaitement l'homme pris dans un flou sentimental, se cherchant sans toujours laisser place à la raison. Les actes 4 et 5 sont superbes aussi par leur mise en scène, leur rencontre incongrue comme cette plume qui cherche de l'encre pour vivre ou cette tempête d'une violence rare qui s'arrête quelques secondes pour permettre à Peer Gynt de faire une noire connaissance, mais la première partie de la pièce est tellement forte que l'on reste presque sur sa faim, attendant encore un flot d'émotions comparable.

 

Chaque comédien excelle, il n'y a ici aucun véritable second rôle puisque tous ont une importance sur la destinée de Peer Gynt. Eric Ruf signe une mise en scène très astucieuse, belle et féerique. Certes, la pièce est longue, mais il serait dommage de se décourager , les minutes passent sans que l'on s'en rende compte.

Beaucoup de force dans le jeu, dans les mots du texte, une pièce marquante.

M.D

 

 

Infos pratiques:

Du 12 mai au 14 Juin

Matinée à 15h, soirées à 19h, relâches les mardis.

au Salon d'honneur du Grand Palais

Accès Square Jean Perrin,

avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

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