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  • : Devant la quantité de pièces de théâtre proposées et expositions parisiennes, ce site vous permettra de faire votre propre choix.
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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 11:08

La Comédie des Champs-Elysées

Présente

 L’intrus

 

L-Intrus_theatre_fiche_spectacle_une.jpg

 

Jusqu’au 30 décembre 2011

 

 

 

Auteur : Antoine Rault
Metteur en scène: Christophe Lidon
Artiste :Claude Rich, Nicolas Vaude, Jean Claude Bouillon, Delphine Rich, Chloé Berthier

 


 

La Comédie des Champs-Elysées annonce ici une pièce contemporaine très prometteuse. D’abord parce que l’équipe metteur en scène, écrivain et comédiens se connaît depuis quelques années déjà. En effet, c’est avec son texte Le Caïman joué au Théâtre Montparnasse en 2005, qu’Antoine Rault obtient enfin une reconnaissance durement acquise. Alors qu'il atteint quarante ans, aucune de ses pièces n’a été jouée , depuis plus de seize ans qu'il écrit. Il s’agit donc de sa dernière chance. Ses mots intéressent le théâtre, ils sont présentés à Claude Rich qui accepte de les représenter. La pièce est cinq fois en nomination aux Molières  et l’homme reçoit le Grand Prix de l’Académie Française.

C’est encore Claude Rich qui jouera dans sa pièce Le diable rouge, présentée au Théâtre Montparnasse en 2008. Nouveau succès, elle obtient deux Molières. Et qui en est le metteur en scène ? Christophe Lidon.intrus image


Nous ne sommes donc pas étonnés de retrouver ces deux hommes talentueux, à nouveau au côté d’Antoine Rault.


Le thème n’est pas facile, la maladie, l’oubli. Un vieil homme sait proche la fin de sa vie . Il commence doucement à tomber dans la démence d’Alzheimer. Un soir, à côté de son lit, un homme, le diable, vient le visiter et lui propose un marché, sa jeunesse momentanément retrouvée, un instant de bonheur, contre la fin de sa vie.

La mise en scène est vraiment intéressante avec des effets de miroirs, trois lustres à la lumière changeante, calquée sur les émotions des comédiens et une ambiance sombre, peu rassurante. Nicolas Vaude est parfait dans son rôle de tentateur et viendrait presque faire de l’ombre à celui dont, malgré la banalité de la formule, le jeu théâtral est si formidable.

 Venir à la Comédie des Champs-Elysées est toujours  un moment agréable. Le lieu vaut à lui seul  le déplacement. Seul bémol, les tarifs, assez élevés. Même si la question reste tabou, elle peut se poser : est-ce que cette pièce vaut son prix ? Oui pour la fluidité du jeu, pour la parfaite mise en scène, pour le cadre. Peut-être un peu moins pour son texte, à l'intérêt inégal dans sa deuxième partie.


M.D

 

Infos pratiques:


Comédie des Champs-Elysées

15 avenue Montaigne

75008 paris


Du mardi au samedi à 21h

dimanche à 16h30

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:08

Le théâtre des Mathurins

Présente


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 Fume cette cigarette


 

Auteur : Emmanuel-Robert Espalieu
Artistes : Axelle Laffont, Vincent Desagnat
Metteur en scène : Edouard Molinaro

 


 

Le Théâtre des mathurins présente pour quelques mois encore une pièce écrite par Emmanuel-Robert Espalieu. L' écrivain et photographe ne vous est pas inconnu, ses mots avaient déjà été mis en scène par Christophe Lidon au théâtre des Mathurins avec la pièce ovni Les poissons ne meurent pas d’apnées. Cette fois, il s’agit d’un couple amoureux, heureux ensemble mais de plus en plus séparé par une fumée opaque, celle de la cigarette. Elle fume, lui non, il aimerait qu’elle arrête. Bien sûr, elle va essayer, mais tous ses efforts paraissent inutiles, comme s’il y avait autre chose de plus profond, de plus sombre entre eux.


Le texte avait déjà été lu au Festival de la Correspondance de Grignan en 2006. Depuis, il était resté en attente jusqu’à ce qu’Axelle Laffont le découvre et décide de le jouer. Elle va alors choisir toute son équipe, son partenaire sera son ami Vincent Desagnat, plus connu pour ses frasques puériles au côté de l’agité Mickael Young et son metteur en scène ne sera autre que son beau-père, Edouard Molinaro.fume-cette-cigarette-image.jpg


Bien sûr, vous avez déjà apprécié cet homme, l’adaptation théâtrale pour le petit écran de  La cage aux folles avec Michel Serreau, c’est lui, le film Oscar avec Louis de Funès, encore lui ou Le souper avec Claude Brasseur. Mais pour la première fois ,ce réalisateur va s’attaquer à la mise en scène d’une pièce de théâtre. Il avoue être assez stressé, c’est une grande nouveauté pour lui, jamais il n’aurait pensé à cette expérience, la trouvant très compliquée. Ces mots entendus lors d’une interview sur France 3 surprennent puisque Edouard Molinaro reste associé, dans la mémoire collective, aux salles rouges.


Quel en est le résultat ? Une pièce sans prétention, sympathique mais pas hilarante. Il faudra surtout retenir la prestation de Vincent Desagnat, vraiment excellente, en homme perdu dans ses problèmes, jaloux et intolérant.

M.D

 

 


Infos pratiques:

  

Théâtre des Mathurins
36, rue des Mathurins

75008 Paris

 

Du mardi au samedi à 21h
Samedi à 16h
Tél. : 01 42 65 90 00

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 15:24

Le petit Montparnasse

présente

Le Gorille

Affiche-Gorille-Montparnasse.jpg


d'Alejandro et Brontis Jodorowsky
D'après une nouvelle de Franz Kafka
Mise en scène de Alejandro Jodorowsky
Avec Brontis Jodorowsky



 

 

 

Un bruit derrière le public. Un comédien fait son entrée au fond de la salle, il apparaît vouté, fort, avec une mâchoire proéminente. Sa démarche jusqu’aux planches est lourde, animale. Il nous raconte l’histoire de ce gorille devenu homme par la force des choses, par instinct de survie. Il relate sa capture, son voyage, la découverte du langage et son seul moyen d’être libre.  Il parle à son public comme si nous étions ces éminents savants avec qui il a rendez vous pour un colloque. Nous jouons donc  dans la pièce, malgré nous.  

Toute la mise en scène est particulièrement bien ficelée, intelligente. Brontis Jodorowsky connaît son texte et arrive à nous donner cette impression  qu’il n’est plus tout à fait humain ni tout à fait animal.


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Si le comédien joue parfaitement, la pièce devrait être un triomphe. Elle l’est, n’obtenant que des éloges.

 

Pourtant, si nous apprécions en effet toute la qualité du père, metteur en scène, et du fils, comédien, ainsi que leur complicité évidente pour arriver à un tel résultat, nous ne serons ni transformés ni bouleversés  par cette heure théâtrale. 

 

Le sujet du gorille sauvé ,devenant un homme « Je le répète,  je n’étais pas séduit par l’idée d’imiter les hommes ; j’imitais parce que je cherchais une issue et non pour quelque autre raison. », qui accède encore mieux qu’un autre à ce que nous appelons l’ascension sociale, « Et j’appris, messieurs. Ah! Comme on apprend quand il faut, comme on apprend quand on veut une issue! On apprend sans égard pour rien! On se surveille soi-même du fouet ; on se déchire à la moindre résistance. Ma nature simienne s échappait de moi grand train, elle filait la tête la première en culbutant, si bien que mon premier professeur en devint lui-même simiesque et dut bientôt renoncer aux leçons pour entrer dans un asile », entouré de femmes, d’argent et finalement malheureux alors que comblé, voilà un thème qui ne nous a pas plus surpris que cela. 

 

L’histoire tirée des dernières fables animalières de Kafka, datées de 1917, Rapport pour une académie, est assez proche du texte, bien respecté et adapté. 


Alors oui, tout est bon ici, bien joué, recherché, mais l’histoire en elle-même, les mots servis par le comédien ne nous inspirent pas malgré leur qualité et nous restons impassibles à l’émotion qui aurait dû pourtant nous envahir. Il ne s’agit là que d’une question de goût, pourquoi Untel adorera ce livre et cet autre un peu moins?...


M.D

 

Infos pratiques :

PETIT MONTPARNASSE
31 RUE DE LA GAITE

75014 Paris

Spectacle à 19h30

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 15:18

Le Funambule Montmartre

présente

Australopithèque modernes


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Jusqu'au 19 Juin 2011

 

De Christophe Delort, mise en scène de Didier Brice,

avec Mylo et Emmanuel dabbous

 

 


 

 

 

Australopithèque Modernes qui se joue actuellement au théâtre du Funambule à Montmartre fait partie de ces pièces originales qui déroutent et emballent le spectateur.


Sur scène, dix saynètes s'enchaînent, toutes plus absurdes les unes que les autres. Partant de situation « normale » , elles emmènent le spectateur dans un univers loufoque et drôle, digne des Monty Python ou de Ionesco : un cabinet médical où l’on attend ,des jours durant ,sans pouvoir en sortir autrement que par la porte de « sortie » ou une découverte scientifique capable de régler les problèmes d’essence mais qui se confronte à une dure réalité,…


Et comme dans tout bon texte absurde, les situations écrites par Christophe Delort nous renvoient aux propres folies et peurs de notre société. Espérons que notre monde n’atteigne pas ce degré d’irrationnel, à moins que ce ne soit déjà le cas parfois…


Les 2 acteurs, Mylo et Emmanuel Dabbous servent à merveille le texte. Leur jeu, tout en mesure et en finesse, évite la surenchère et rend donc crédible les situations les plus invraisemblables!

La mise en scène de Didier Brice est, elle aussi, entièrement au service de ce texte contemporain : simple et efficace. Comme l’avoue  le metteur en scène, il s’est appliqué "à donner de la sincérité au jeu pour ne pas rajouter de l’absurde à l’absurde" et il y réussit parfaitement. Son choix nous transporte dans un univers enfantin où tous les codes sont détournés et réinventés, avec des trouvailles originales et surprenantes. Rien n’est laissé au hasard, tout est symbolique. Au spectateur de faire sa propre lecture de cet univers.


Un spectacle à voir, donc, aussi drôle que profond, raretés dans l’univers des créations actuelles ...

 

  Etienne Rousseau

 

 

Infos pratique:


Le Funambule Montmartre

53 rue des Saules

75018 paris

tarif: 14 à 20 euros

 

Du jeudi au samedi à 20 heures

dimanche à 16 heures

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:16

La manufacture des Abbesses

présente

LA BANALITE DU MAL


La-Banalite-du-mal theatre fiche spectacle une

Jusqu'au 19 mai 2011

 

 

Mise en scène : Jean Paul SERMADIRAS avec Patricia THIBAULT

Auteur : Christine BRÜCKNER (traduction Patricia THIBAULT)

Avec : Patricia THIBAULT

Création lumière et scénographie : Jean Luc CHANONAT

Création sonore : Pascale SALKIN

 



 

30 Avril 1945, le bunker d’Adolf HITLER, quelques heures avant son suicide. Eva HILTLER, née BRAUN, revientsur 16 années de vie passées au côté du Führer. Elle nous dévoile leur intimité et surtout l’amour passionné pour celui qu’elle a suivi jusque dans la mort.


Tout en sirotant quelques coupes de champagne (dernier vestige de sa vie mondaine au sein du 3ème Reich), elle nous raconte ses tentatives de suicide par amour, ses bonheurs futiles, ses angoisses.

Eva nous transmet son histoire pendant que le compte à rebours vers la mort inévitable commence…banalite-mal.jpg

 

La mise en scène est épurée et élégante à l’image du décor (tapis et rideaux rouges ainsi qu’une chaise au milieu de la scène).

 

Le sujet c’est Eva, toutefois il n’est pas évident de parler de cette femme qui a aimé profondément Adolf HILTER. Certaines anecdotes sur le dictateur font pourtant sourire, comme si les mots de son amante pouvaient nous faire oublier les atrocités qu’il a commanditées. L’effet est réussi.


Les dernières heures d’Eva BRAÜN sont ici parfaitement incarnées par Patricia THIBAULT (laquelle a participé à la traduction en français de la pièce ainsi qu'à la mise en scène).

 

C’est donc une pièce de qualité qui nous apprend beaucoup en recentrant l’Histoire sur le couple Eva -HITLER .

 

Seul bémol: au début du récit, le spectateur se sent en attente, les longs silences imposés qui ponctuent le récit demandent parfois un effort pour rester totalement concentré sur la pièce. Il faut s’habituer au rythme lent et régulier de la mise en scène.

 

SD

 

 

N.B de CSC : La banalité du mal est un concept philosophique d'Hannah Arendt(1906-1975). Elle suit en Israël le procès d'Adolf Eichmann, fonctionnaire de haut rang, nazi, membre des SS et responsable de la logistique de la "solution finale"(identification des victimes,déportation). Elle en vient à penser, non sans pardonner, que cet homme ne savait pas réellement qu'il accomplissait le mal parce qu'il était baigné dans un contexte très particulier de l'idéologie raciale et du devoir. Il se devait d'exécuter les ordres sans forcément les refléchir.

Eva Hitler était-elle également dans cet état d'esprit?

 

Info pratique:

La manufacture des Abbesses

7 rue Véron

75018 Paris

Du mardi au jeudi, 21 heures.

 

 

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 20:00

  Le Théâtre de ma rue

présente

La Lettre anonyme


enveloppe

 

 


 

 
 
  L'auteur du texte, lu par une jeune critique, a vraisemblablement travaillé son style de longues journées .


En effet le vocabulaire argotique qu'il utilise révèle son grand savoir sur la langue française,  si riche et qui lui offrait de développer une pensée, possible si présente. Ses mots basiques, si réfléchis dans leur volonté de laisser passer peu de sentiments, mise à part la volonté de refuser une liberté d'opinion, sont tant pesés,  qu'ils inspirent-osons le dire- une forme de comique, voulue par son auteur, cela est évident! 


Alors notre site  se devait d'en parler!


L'interprétation  est  pleine de bonne volonté et la pièce, tant dans son écriture que dans sa mise en scène, est spontanément pauvre et va de pair avec le lexique. Il est certain qu'à son habitude, l'auteur  a créé  un chef d'œuvre, comme d'ailleurs tous nos auteurs et nos génies dès qu'ils se mettent à écrire.

 

Et puis l'idée de ne pas signer son texte est grandiose. D'aucuns auteurs le firent pourtant, tout en ayant conscience de ne pas écrire à leur niveau habituel, en prenant parfois des pseudonymes. On pense aussi aux innombrables courriers des lecteurs de grands journaux, où des opinions politiques, religieuses, graves, sont signées.


Mais il vaut mieux rester dans l'anonymat, cela est si fort, si beau, si courageux!

 

Dommage, vous avez manqué cette unique représentation!

 

Culture sans censure

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 19:27

Le Petit Théâtre de Paris

présente

Aller chercher demain


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De Denise Chalem
Metteur en scène : Didier Long
Avec Michel Aumont , Nanou Garcia , Denise Chalem , Philippe Huchan

 


 

    Didier Long nous a habitué au rythme soutenu d’une pièce de qualité par an. On se souvient du Gardien en 2006, bien sûr de La Vie devant soi  en 2007, ou encore  dEquus en 2008. Autant de pièces marquantes et récompensées à juste titre par une nomination au Molière du meilleur metteur en scène.  


Pour ce début d’année 2011, il s’entoure de comédiens hors pair comme Michel Aumont dans le rôle du grand-père juif en fin de vie ou de Denise Chalem, sa fille, infirmière en chef au service des soins palliatifs. Cette dernière, auteure du texte, joue avec un grand naturel  une femme prise entre  son difficile travail et son grand-père avec qui elle cohabite. Un homme vient souvent la voir, amoureux, toujours avec des fleurs ou une attention. Ce pourrait être le sien, si elle acceptait. La pièce approche le problème de l’euthanasie puisque son grand-père lui a fait promettre qu'il mourrait ici, grâce à elle, dans son appartement. aller-chercher-demain-image.jpg


Avec un tel sujet, la pièce pourrait être très triste, il n’en est  rien. La complicité entre les deux comédiens sonne  tellement vraie que le spectateur sourit fréquemment. Leur  personnalité y est aussi pour beaucoup. Le grand-père aime  raconter des histoires drôles à sa fille ou son oiseau,  souvent très amusantes et  le public rit avec lui. La fille au  très fort caractère est tout aussi attachante avec son  humour corrosif. Nous ne comprenons cependant pas  pourquoi Denise Chalem a choisi de la faire aussi dure.  Elle éconduit toujours très sûrement son prétendant,  Philippe Huchan, qui réitère le lendemain, de moins en moins convaincu. Nous comprenons bien qu’elle a peur de s’engager, de souffrir en s’attachant à lui mais son rejet ne sonne pas toujours très juste.


La mise en scène est encore très bien pensée. Elle oscille entre l’appartement et l’hôpital en un simple  mouvement circulaire  astucieux et rapide.


Beaucoup de justesse, des comédiens  en forme et attachants, un vocabulaire contemporain, tout y est pour faire de cette pièce une grande réussite. Pourtant si les spectateurs sortent du Petit Théâtre de Paris satisfaits et globalement contents de leur soirée, ils ont été nombreux à avouer ne pas être totalement convaincus.

Pourquoi ?

Une jeune spectatrice en discute avec son ami. Elle a aimé la pièce, l’a trouvée agréable mais n’est pas rentrée véritablement dans l’histoire qu’elle a jugé finalement assez plate. Son ami n’est pas de son avis, il a beaucoup apprécié mais regrette juste le personnage interprété par Denise Chalem, manquant un peu de compassion, de chaleur. Ce long monsieur à la moustache est infirmier et fait très souvent des gardes de nuit. Il a aimé le réalisme de la pièce. En plein milieu du jeu, nous l’entendrons dire doucement à son voisin de droite combien le geste  des portes ouvertes violemment par le manège des chariots des infirmiers est si vrai et fatiguant pour les oreilles.


M.D

 

 

*Le Gardien d'Harold Pinter, Théâtre de l'Œuvre et Théâtre de Paris; Equus de Peter Shaffer, Théâtre Marigny ; La Vie devant soi de Romain Gary (Emile Ajar),  Théâtre Marigny et Théâtre de l'Œuvre


 

Infos pratiques :


Petit Théâtre de Paris
15, rue Blanche,  

75009  Paris

Du mardi, mercredi, jeudi, vendredi  jusqu’au samedi à 21H0o ; samedi à 18H00 ; dimanche à 15H30.
Tarifs : 36 à 44 euros.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 19:20

La Comédie des Champs-Elysées

présente

Le Nombril

 

le-nombril-affiche.jpg

 


De: Jean Anouilh
Metteur en scène: Michel Fagadau
Avec: Francis Perrin , Davy Sardou , Eric Laugérias , Alexandra Ansidei , Francine Bergé , Perrine Tourneux , Jean-Paul Bordes , Patrice Costa

 



         Trois éléments me poussent à vouloir découvrir Le nombril. Bien sûr le fait que le texte soit de Jean Anouilh, écrivain au vocabulaire souvent très drôle et incisif ; le lieu m’influence beaucoup également :  la magnifique salle de la Comédie des Champs –Elysées  est incontestablement un de mes théâtres parisiens préféré, coquet, paré de rouge velours et de dorures, je m’y sens toujours très bien. Et puis un souvenir agréable continue de me séduire. Pendant l’année 2010, le théâtre avait déjà entendu jouer les mots particuliers de cet auteur,dans le succès mérité de Colombe avec Anny Duperey et Sara Giraudeau avec une mise en scène de . .Michel Fagadau.

 

Tout était donc réuni pour passer une très bonne soirée. Et pourtant, le texte tourne ici bien trop vite en vaudeville, genre théâtral que je chéris pas. Pire, les mots ne coulent pas, souvent mal interprétés, difficilement prononcés. Les costumes me laisseront tout autant dubitative, je ne comprends pas trop le choix d’une parure violette avec des chaussures vertes ou de l’accoutrement du fils, véritable déguisement. La sélection de certains comédiens très inégaux dans leur niveau de jeu ne contribue pas à donner de l’élan à cette triste représentation. Le seul qui réussit un peu à donner de la crédibilité est incontestablement  l’acteur et scénariste Eric Laugérias, ce qui ne nous étonne pas vraiment. (Rappelons-nous qu’il a joué au côté de Jérôme Savary, de Jean Marais ou encore de Jean-Michel Ribes pour ne citer qu’eux) Il est donc difficile de s’écarter du théâtre pour se laisser aller dans l’histoire. Je ne parviens pas à rentrer dans leur univers et m’ennuie très rapidement. Quel dommage.

 

A la sortie de la pièce, les critiques fusent, globalement positives. Cette femme pourtant s’insurge du jeu d’un des jeunes comédiens, il tournait toujours le dos au public, ce qui a eu le don de l’agacer. Son mari soupire, elle ne sait voir que le négatif, il s’est quant à lui beaucoup amusé. Une petite dame au dos vouté demande à sa probable fille si le texte a subi des modifications, elle s’étonne de certaines répliques un peu trop politiques à son goût. Le texte finalement très contemporain aura beaucoup plu à de jeunes élèves aperçus, c’était pour beaucoup d’entre eux, leur première pièce de théâtre.

 Je reste pour ma part sur mes mauvaises appréciations.


M.D

 

 

 

Infos pratiques :

 

Comédie des Champs-Elysées
15, avenue Montaigne,  

 75008  Paris

Du mardi au mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20H45, dimanche à 16H30 et samedi à 15H00.
Tarifs : De 60,5 euros à 49,5-60,5 euros.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 19:32

 

La Pépinière Théâtre 

présente

Pluie d’enfer


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de Keith Huff
Metteur en scène :Benoît Lavigne
Avec : Olivier Marchal , Bruno Wolkowitch

 



 

   La dernière apparition théâtrale de Bruno Wolkowitch n’avait pas fait l’unanimité malgré un jeu sincère et juste.*

 

Il revient cette fois -ci  interpréter un texte très dur, très sombre, tiré  de la pièce du même nom, crée par Keith Huff. Si cet auteur ne vous dit rien, sachez qu’il est co-producteur de la fameuse série américaine à succès Mad Men, diffusée en France depuis 2008, récompensée en 2010 par l’Emmy Award et le Golden globe de la meilleure série télévisée.image-pluie-d-enfer.jpg

 

Keith Huff avait choisi en 2009 les acteurs Daniel Graig et  Hugh Jackman pour jouer deux policiers perdus dans un  quartier sombre de Chicago, vite débordés par leur sombre  train de vie.

Nous pouvions donc nous demander comment cette pièce américaine allait être retranscrit au théâtre français par le metteur en  scène Benoit Lavigne ,et qui allait endosser les  personnalités de Denny et Joey ?

 

Pas de grande surprise ni de grand risque à choisir l’acteur et  comédien Olivier Marshal qui sait de quoi il parle, ni  Bruno Wolkowitch, toujours excellent. Il n’y a pas de faute dans le jeu, l’histoire est dure, pas forcément nouvelle mais bien tenue,  la fin un peu convenue aussi.

 

La mise en scène est intéressante et participe à resserrer l’étau glacial du texte. Le jeu des lumières provoque  presque un malaise chez le spectateur avec cet effet de lumière mouchée, noir et blanc, comme un poste de télévision qui ne capterait pas de chaine.

 

Est-ce que les Parisiens  par les temps qui courent, seront au rendez- vous de ce policier très noir et sans pitié où aucune place n’est laissée au bonheur ? Quoiqu’il en soit, la pièce est bien au dessus de certaines autres qui bénéficient de salles magnifiques dans les belles avenues de notre capitale, d’une publicité sans pareille et qui sont pourtant très très loin du jeu de ces deux comédiens.

 

Pour information, keith Huff travaille actuellement à l'adaptation cinématographique de sa pièce.

 

M.D

 

*Théâtre Marigny, Le donneur de bain de Dorine Hollier

 

Infos pratiques :


Pépinière Théâtre
7 rue Louis Le Grand,  

75002  Paris

 

Le mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 21H00 ; samedi à 16H00.
Tarifs : 43,5 euros à 33,5 euros

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 11:49

Le Théâtre du Lucernaire

présente

Au-delà du voile


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                                                                 Jusqu'au 26 mars 2011



Auteur : Slimane Benaïssa
Mise en scène : Agnès Renaud
Distribution : Fatima Aïtbout, Khadija El Mahdi, Myriam Loucif. Musicien : Pascal Portejoie, Chant: Fatima Aitbout
Durée : 1h10

 


 

        Dans les pièces intimistes  représentées au Lucernaire, il est commun de découvrir des comédiens, des mises en scène et des textes à réflexion. Même lorsque le spectacle ne fait pas l’unanimité, il est rare que le public n’en débatte pas dans  les couloirs de ce Centre National d’Art et d’Essai.


Au-delà du voile suscite cette discussion. Le thème est passionnant : les années 90 en Algérie, la place de la femme dans une société qui la cache. Elle doit porter le voile, obéir à l’homme, rester dans sa maison, cuisiner, recevoir, sourire. L’une d’elle n’arrive plus à supporter ces conditions. Elle se livre à sa sœur qui tente de la raisonner. Mais comment peuvent-elles se comprendre ? La première a l'esprit  tourné vers une idée d’avenir, de liberté pour la condition féminine tandis que la seconde baigne toujours dans une profonde tradition.

 

fatima-sarlat-150x150Une troisième occupe la scène, personnage multiple joué par Fatima Aïtbout pleine de talent. Elle sera tantôt mère, politicienne ou chanteuse (au côté du musicien Pascal Portejoie). Sa présence énergique apporte force au spectacle. Cependant des  chants coupant la pièce plongent le spectateur soit au cœur même du pays ou au contraire le rejettent rapidement sur son petit banc de théâtre. Tout se passe rapidement, il n’y aura pas de temps d'adaptation possible pour lui. Soit il adhère à cette mise en scène, ces chants, ce texte, soit il ne parvient pas à s’y intéresser, revers de médaille du parti pris scénique. 


Nous surprenons une discussion. Ce qui gène Thiphaine, 29 ans, férue de théâtre, c’est ce manque de regard entre les comédiens. Elle ne comprend pas le choix du metteur en scène Agnès Renaud. Pourquoi les deux sœurs ne se parlent-elles jamais face à face ? Matthieu, 33 ans, considère au contraire que ce jeu apporte une  certaine dynamique au texte. Puisqu’il est question d’absence de lien social entre les hommes et les femmes, puisque ceux-ci ne savent pas discuter, cette mise en scène lui plaît beaucoup. Il y voit encore l’impossible réconciliation entre le présent et l’avenir, entre hélas, peut-être, ces deux sœurs.


Les avis sont partagés, mais finalement, n'est -ce pas une certaine preuve de réussite: dénoncer et interroger?

M.D.

 

 

Infos pratiques :


Théâtre Lucernaire

53 rue Notre-Dame des

Champs - 75006 Paris.

Métros ligne 12 (Notre-Dame

des Champs), ligne 14 (Vavin ou Saint Placide),

ligne 6 (Edgard Quinet)

Du mardi au samedi à 18h30
Du 2 février au 26 mars 2011
 

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