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  • : Devant la quantité de pièces de théâtre proposées et expositions parisiennes, ce site vous permettra de faire votre propre choix.
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 12:50

Le Pavillon Paul-Delouvrier

présente

Vos rêves nous dérangent


Vos-reves-nous-derangent-1.jpg

Jusqu'au 15 décembre 2013

 


 

     Trois photographes, trois visions engagées dans l’observation des sociétés contemporaines:Dulce Pinzon (Mexique), Mikhael Subotzky (Afrique du Sud) et Achinto Bhadra (Inde).


Le premier s'amuse à photographier des hommes ordinaires, tous mexicains, ayant revêtis des habits de supers héros.19 photographies précisant sous chaque portrait le nom du 'héro', sa ville, le nombre d'années durant lequel il a travaillé à New York et la somme d'argent qu'il envoie chaque semaine à sa famille.

L'idée étant de mettre en lumière cette main-d'oeuvre mexicaine prête à beaucoup de sacrifice pour faire survivre leurs familles.

 

Le travail de Mikhael Subotzky est particulièrement saisissant. Les photographies sont belles, dures, comme cette petite fille avec cette phrase écrite sur son front : « Fuck me ». Forcément le visiteur cherche à comprendre, la légende nous explique que ce sont ses parents en une nuit arrosée qui se seraient amusés à faire une 'petite farce' à leur fille. Image de prisonniers, de prostituées, toutes les photographies ont une histoire précise.

 

 fuck me

Achinto Bhadrat propose aux visiteurs des portraits de rescapées de la traite des femmes : trafic, esclavage, abandon, viol... Ces fille de 8 à 25 ans posent en costumes et maquillages. Chaque cliché est commenté.


Une exposition forte, enrichissante, avec des médiateurs très disponibles et une scénographie épurée, bien conçue, permettant de représenter l'univers des trois photographes tout en leur laissant leurs univers propres.

 

Autre fait qui n'est pas un détail, l'exposition est gratuite!


 M.D

 

 

 

Infos pratiques:


Pavillon Delouvrier

La Villette

211 avenue Jean Jaurès

75019 Paris


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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 11:22

 

La Cité de l'architecture et du patrimoine

présente

Quand l'Art Déco séduit le monde

1925-quand-l-art-deco-seduit-le-monde_xl.jpeg

Jusqu'au 17 février 2014

 


 

 

          La visite commence par une mise au point entre art nouveau et art déco. La maquette d'une maison, deux chaises et le fer forgé de balustrades permettent au visiteur de se remémorer rapidement la différence essentielle de ces deux arts. Le premier, proche de la nature, formes rondes, matériaux bruts ; le second beaucoup plus géométrique, calculé, rationnel.

Cette approche pédagogique séduisante permet au visiteur d'appréhender l'exposition confortablement.

Premier constat, la scénographie est tout simplement incroyable. Intérieurs d'appartements ou portes d'entrée reproduits, création d'un socle pour donner l'illusion au visiteur de marcher au centre de l'exposition de 1925 ou encore ces salles aménagées par pays afin de montrer l’exportation de cet art: la Cité n'a pas compté ses heures de travail, le résultat est splendide.

 

La partie sur l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels de 1925 est particulièrement intéressante par ses photographies, ses plans, permettant de se rendre compte de la taille de l'évènement. 1925-quand-l-art-de-co-se-duit-le-monde-123 hectares pour recevoir 21 pays, le but était en réalité de promouvoir l'industrie du luxe français, il s'agit donc d'une manifestation à vocation commerciale avant tout. Difficile d'imaginer l'ampleur de l'évènement allant de la place de la Concorde au pont de l'Alma et du rond-point des champs-Elysées aux invalides.


Les photographies exposées nous font découvrir les pavillons des Grands Magasins, comme le Primavera (construit par Henri Sauvage et Georges Wybo), mélange de fils d'or, de ciment vitrifié et d'une toiture crée par Lalique : fabuleux.

Le Pavillon des Renseignements et du Tourisme interpelle, avec son beffroi de 36 mètres.

 

Un peu plus loin, une marqueterie de Jacques-Emile Ruhlmann retiendra votre attention, tant la finesse du travail est impressionnante.(Bahut, 1920)new_bahut.jpg

 

L'autre grand intérêt de l'exposition tient en l'expansion de l'Art déco à travers le monde.

En visite à l'Exposition de 1925, le prince Asaka souhaite une villa Art déco à Pékin. Henri Rapin en collaboration avec Lalique crée en 1933 une résidence aux touches japonisantes, exportant ainsi le style en Asie.

Ruhlmann et Leleu ouvrent des succursales aux Etats-Unis, Foolot est à Londres, Henri Sajous au Brésil, le style ne connait plus de barrières.

 

Une exposition très riche, complète, extrêmement bien mise en valeur, avec un côté ludique agréable. Même les enfants ont une salle concue pour eux en fin d'exposition !

M.D

 

 

infos pratique :

 

Cité de l'Architecture et du patrimoine

Palais de Chaillot

1 , place du Trocadéro

75016 Paris

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 16:29

 

Le Grand-Palais

présente

Félix Valloton


valloton.jpg

Jusqu’au 20 Janvier 2014

 


 

       Félix Vallotton (1865-1925). Avant de découvrir les jolies affiches placardées dans notre capitale, son nom ne vous disait peut-être rien. Ce peintre suisse devenu français en 1900, a pourtant marqué le monde de l’art avec une peinture unique, froide, réservée, où se cache une véritable force passionnelle. Laissant derrière lui plus de 200 estampes et 700 tableaux, l’homme tout au long de sa courte vie-il meurt à 60 ans- ne cessera de vouloir apprendre. A l'âge de 30 ans, sa renommée en tant que graveur sur bois est déjà internationale.


Jamais titre d'exposition n'a porté aussi bien son nom, résumant la magie de son talent.

Il y a bien du feu sous la glace dans cette toile en date de 1898, La chambre rouge. chambre-rouge.jpgNous y percevons très en retrait, un couple peu éclairé, se touchant parcimonieusement. A priori une simple scène d’intérieur chaleureuse et pudique ? Peut-être pas. Sur la cheminée, un buste de l’artiste lui-même se positionne derrière un tableau de Vuillard, représentant une scène d’adultère. Tout est dit.


La fidélité est un des thèmes chers à l'artiste, décliné sous plusieurs formes, récurrent.

Sa série d’estampes dite 'intimité' est ainsi cruelle, violente et interroge sur les moeurs.

Autre thème fétiche, comme beaucoup d'artistes : la femme, son corps et son mystère. Il la représente désirable, coquette, lascive, endormie, jouant nue aux échecs. De l'érotisme, du respect, les toiles de l'artiste décrivent ses émotions avec toujours cette impression de 'ne pas y toucher'.

 

La discrétion est en effet une des ces caractéristiques propres. Quand il représente sa femme (rencontré en 1894 et épousé 5 ans plus tard*) Gabrielle Rodrigues-Henriques, fille d'Alexandre Bernheim, un grand galeriste parisien, il ne la peint jamais de face. Dans la toile Femme se coiffant (1900), un de ses bras dissimule ainsi totalement son visage.

 

L’exposition a pris le parti de ne pas disposer les toiles de façon chronologique mais plutôt par thèmes. Une très bonne idée qui a l’avantage de surprendre positivement et de centrer l'oeuvre.

Le Grand-palais renoue ainsi avec son rôle premier : la découverte, l’information et le plaisir des sens.

 

Certes, il vous faudra affronter une file d’attente assez conséquente mais la beauté des toiles exposées vous fera oublier cette concession.

De plus, certains tableaux proviennent de prêts de collections Suisses que le public ne voit jamais, un évènement.

M.D

 

 

Infos pratiques :

 

Grand Palais

3 Avenue du Général Eisenhower

75008 Paris
01 44 13 17 17

Tous les jours de 10h à 20h, sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 22h le mercredi

 

*  « Une grosse nouvelle et qui va bien vous surprendre : je vais me marier ; j'épouse une dame que je connais et apprécie depuis longtemps, une amie, veuve avec trois enfants. Elle possède une fortune suffisante à assurer son existence et celle des enfants ; joint à ce que je pourrai gagner, nous tournerons facilement. En plus la famille s'occupera des enfants et me sera, j'y compte, d'un puissant secours dans ma carrière ; ce sont de gros marchands de tableaux »

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 19:16

Le Musée d’Art Moderne

présente

Zeng Fanzhi

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Jusqu’au 16 février 2014

 

 


 

      Zeng-FanzhiPremière rétrospective française du peintre chinois Zeng Fanzhi de 49 ans, mondialement connu entre autre pour sa série « masques » réalisée en 1994 où l’on peut voir des visages d’hommes masqués aux rictus exagérés.

 

La première salle choquera le visiteur par la taille magistrale des œuvres.

Immenses toiles représentant des ronces, des univers angoissants d’ou surgissent certaines formes animales, comme ce lièvre dissimulé derrière des broussailles.

 

Certaines de ces œuvres éveillent des sentiments particuliers. Prenons la deuxième partie de l’exposition, le tableau Night représente une dame marchant au bord d’une route à la végétation là aussi très présente, elle semble comme éclairée rapidement par les phares d’une voiture passante. Le danger transpire la toile. Violence, accident, chute, tout est pensé. Ce baigneur dans la toile Swimming ressemble plus à un corps abandonné qu’à un homme en pleine forme. Toujours des ronces proches du rivage, comme une menace permanente.

 

Quand le peintre dessine son auto-portait, il se représente habillé de rouge, sous les traits d’un moine bouddhiste. Son pinceau semble ne pas s’être arrêté dans son tracé, prolongeant une ligne au dessus de lui. L’effet est magique.

 

La dernière partie consacrée aux premières œuvres de l’artiste représente des scènes d’hôpitaux réalisés en 1991. L’artiste se rendait souvent dans un centre médical proche de chez lui, afin de pouvoir se laver. On pense automatiquement à Soutine en regardant ses bouts de viandes accrochés à des pics. Le tableau montrant un homme au masque de chirurgien sur le visage dissimulé derrière le dos d’un personnage rouge, mérite à lui seul le billet d’entrée. Là encore, la tension est palpable. Que fait-il à moitié caché derrière l’homme rouge ? Que va t’il lui faire ?

 

Une superbe exposition qui amène beaucoup de sensations, d’interrogations et qui a le mérite de nous faire connaître l’univers de cet artiste contemporain.

 M.D

 

 

Infos pratiques :

 

Musée d’Art Moderne

11, avenue du Président Wilson

75016 Paris

Du mardi au dimanche 18h

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:28

Le Palais de Tokyo

présente

Virgule, ect. Dans les pas de Roger Vivier

dans_les_pas_de_roger_vivier_au_palais_de_tokyo_5393_north_.jpg

 

 


 

    Une rétrospective qui compte près de 170 chaussures et accessoires.

 

On connaît le bottier pour ses fameux talons « Virgule », lancés en 1954, ses « pied de chèvre » plaçant le talon sous la plante du pied (1962) ou pour toutes ses femmes d’exceptions qu’il chaussa : Brigitte Bardot, Jeanne Moreau, Marlène Dietrich, Elisabeth Taylor ou Catherine Deneuve pour « Belle de jour » de Buñuel avec ses escarpins en cuir verni noir, boucle en métal sur l’empeigne. (1965)

 

1381596921RogerVivierchaussuretalonVirgule.jpg

Une exposition toute en longueur présentant des modèles d’une grande originalité comme ces hautes chaussures africaines de la collection « Bambara » d’Yves Saint Laurent (1967) ou pour Christian Dior avec le talon « Etrave », exposant  un sablier effilé.

 

Les fameuses cuissardes de Brigitte Bardot sur sa Harley Davidson (1967) sont aussi présentes. Certaines créations interpellent particulièrement comme ses talons ‘escargot’ en forme d’accroche-coeur, véritable œuvre d’art. (1966)

 

L’artiste meurt en 1998, en 2002 Bruno Frisoni est nommé directeur de la maison Roger Vivier et Ines de la Fressange en devient l’ambassadrice.

Jolie exposition qui prouve bien que l’art est partout.

 

Infos pratique :

Palais de Tokyo

13 avenue du Président Wilson

75016 Paris

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:20

Le Palais de Tokyo

présente

Philippe Parreno


visuel site

Jusqu'au 12 janvier 2014

 

 


 

Superbe exposition de Philippe Parreno, s’accaparant les 22000 m2 du Palais de Tokyo.

 

Impression d’être dans une fête foraine fantomatique,  avec des pianos qui jouent tout seuls les mouvements de Petroucka (Danny La Rue 2013), des néons qui s’allument et s’éteignent, des tableaux inachevés fluorescents (Fade to Black 2013), une rotonde avec des bruits de danseurs, le public qui s’assoit autour, sauf que personne ne danse ! Ce ne sont que des sons, des présences. (How Can We Know The dancer From The Dance ? 2012)

Une petite fille vient à la rencontre du public: « Bonjour, je m’appelle Annlee, vous allez bien ? », œuvre vivante très intrigante et dérangeante, reprenant un personnage de manga dont les droits ont été achetés par l’artiste. (Tino Seghal Annlee 2011)

 

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Au premier étage, une machine un peu futuriste aurait été créée pour reproduire l’écriture de Marilyn Monroe.  Elle servirait maintenant à copier celle de l’artiste. (Modifieddynamicprimitivesforjoiningmovementsequences, 2013)

 

Une bibliothèque se tourne pour nous emmener dans une petite salle (La bibliothèque clandestine 2013), comme secrète où sont affichées des dessins, remplacés chaque jour. Ils reproduisent une exposition de John Cage et Merce Cunningham.(A Reenactment : Margarete Roeder Gallery, 2002-2013)

 

Cette exposition est marquante à pleins d’égard. Par sa superficie occupée, ses espaces plongés dans le noir, son côté fantomatique. Les enfants se régaleront de toutes ces inventions, de ces lumières parsemées, des sonores camouflés.

 

A ne surtout pas rater.

 

 

Infos pratiques:

 

Palais de Tokyo

13 avenue du président Wilson

75016 Paris

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 23:36

 

La Fondation Henri Cartier Bresson

présente

Sergio Larrain


sergio-larrain.jpg

Jusqu'au 22 decembre

 

 


 

   Ici, la visite commence déjà à l’extérieur, avec l'immeuble Art nouveau de la rue LEBOUIS, dont on ne peut se lasser et qui abrite la Fondation HCB.

L'exposition temporaire présente des tirages rares , d'époque (collection Magnum) du photographe Chilien Sergio LARRAIN (1931-2012).     Rares, car l'homme n'aimait pas exposer. Il y a eu les Rencontres d'ARLES cette année, suivies de cette exposition parisienne. Une chance donc pour admirer des tirages  méconnus.

Repéré par CARTIER BRESSON lui même, l'homme supportait de plus en plus mal de devoir livrer des commandes photographiques. Il préféra vivre en retrait,en méditation, seul.

 

« Les termes qu’il emploie pour décrire l’état de grâce dans lequel il faut nécessairement se trouver pour “accueillir‘ une bonne image, sont ceux du mysticisme, voire du spiritisme, comme si les images étaient déjà là dans le cosmos et que le photographe agissait comme un médium : libéré des conventions’, ‘pureté’, ‘concentration’, ‘miracle’... et si les conditions sont réunies ‘les images arriveront comme des fantômes, des esprits. Agnès Sire, Directrice de la Fondation HCB.

 

Son premier grand travail photographique concerne les enfants abandonnées des rues de SANTIAGO.gamins.jpg

On les voit ensemble sous des ponts, des bouches d'aération, des rues, la figure recouverte de crasse. Ils dorment, rient ensemble, s'amusent. Ils vont connaître une vie difficile, deviendront sans doute des délinquants mais jusqu'à un certain âge, ce sont les habitants qui les nourrissent encore. Leur sort éphémère est ainsi préservé.


Sergio LARRAIN photographie aussi l'Europe, PARIS et ses clochards, ses escaliers ou l'ITALIE. Mais il reviendra bien vite au CHILI, où il y restera.

 

Le tirage de ces deux petites filles presque similaires, photographiées à VALPARAISO en train de descendre des escaliers, ne peut laisser l'oeil indifférent.

 

 

Fondation Henri Cartier-Bresson
2, Impasse Lebouis
75014 Paris
Tél : 01 56 80 27 00

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 18:27

La Pinacothèque de Paris

présente

L'art Nouveau, la révolution décorative


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Jusqu'au 8 septembre 2013

 


 

    La Pinacothèque présente plus de 200 objets Art Nouveau (verre, affiche, mobiliers etc..), souvent issus de collections privées et classés en 4 grands thèmes. La nature, l'Erotisme, le mysticisme et le symbolisme, ainsi que l'Art Nouveau dans le commerce. Ceux qui ne connaissent pas grand chose à ce style seront comblés, tout est clairement expliqué, détaillé. Le visiteur comprend l’apparition de ce mouvement, surgissant alors que l’art est très cloisonné, fermé, académique. Le style libre, naturel, des formes alors recherchées par les artistes, ne pouvait que choquer les puritains. Le changement ne plaît jamais à tous, ce qui est encore d’actualité..

 

Il est intéressant de voir la propagation de cet art, ce que montre très bien la Pinacothèque. Alors même qu’il est très critiqué, on parle de style nouille, d’artistes brûlés.. il est cependant présent partout à cette époque et même encore maintenant.(pour exemple, nos stations de métro, créées par Guimard),

 Edgar-Maxence-La-fumeuse.jpg

La scénographie permet de mettre en lumière la beauté de cet art, et certaines pièces valent à elles seules le déplacement, comme cette pendule en bronze d'Hector Guimard (1910) aux lignes incroyables, ou cette applique de René Lalique, bronze doré et verre moulé représentant des blés.

Les affiches de Grasset, peintre connu pour ses lithographies, (Le salon des cent, collection privée: magnifique) ou de Mucha produisent toujours un effet fort, que l'on aime ou pas. Plaisir aussi de découvrir en 'vrai', l'eau forte de Georges Clairin représentant Sarah Bernhardt sur son divan (collection privée, 1876)

 

Le visiteur découvrira aussi un film présentant l’exposition universelle de Paris en 1900. L'Art Nouveau ne cesse alors de croître jusqu'en 1911, bijoux, restaurants, avant d'être très fortement critiqué pour finalement s'éteindre devant l'Art Décoratif de 1920.

 

Cela faisait plus de 50 ans que l'Art Nouveau n'avait pas été exposé dans notre capitale. Mucha, Guimard, Lalique, Majorelle, Clairin, Gallé,Chalon, Orazi, Muller, Maxence...tous les grands noms  sont présents.

Un vrai cadeau pour ceux qui affectionnent le mouvement, une leçon d'histoire de l'art pour les autres.

 

M.D

 

 

Infos pratiques :


28 Place de la Madeleine 

75008 Paris
01 42 68 02 01


Affiche: Eugène Grasset, Salon des Cent, 1894, collection privée

Image: Edgard maxence, La fumeuse, Lithographie, collection privée


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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:34

La Fondation Henri Cartier Bresson
présente
Vanessa Winship


affiche-vanessa-winship.jpg
Jusqu'au 28 Juillet 2013



       " Pour moi la photographie est comme un processus d'alphabétisation, un cheminement par lequel je comprends que la vie ne nous est pas offerte sous la forme d'un récit pafaitement structuré."  Vanessa Winship 

 

 

L'exposition commence par un texte de l'artiste, partie aux Etats-Unis de façon indépendante en 2011 et pour un an, après avoir reçu le prix HCB pour cette idée. Elle y relate sa rencontre en novembre 2012 avec deux femmes, sûrement la mère et la fille, regardant des musiciens jouer sur un quaie à Jackson.

« Non loin, j’aperçois un petit groupe, deux femmes et deux jeunes filles, debout.
Les femmes, d’âge mûr, portent des manteaux d’hiver en tissu uni, les filles des bonnets de laine imprimés panthère et des polaires colorées. Je crois qu’elles attirent mon regard parce qu’aucune ne ressemble à l’autre.
J’essaie de deviner si elles ont un lien de parenté. J’en ai la preuve quand la plus grande des deux filles pose la main dans le cou de l’une des femmes, cherchant son approbation, par ce geste silencieux et intime de fille à mère. Celle-ci donne son accord avec une tranquillité qui laisse entendre qu’elle a l’habitude de permettre ce genre de chose. »
La fille se met alors à danser, sans attendre qu'on vienne la rejoindre. La photographe se retrouvera avec ces deux femmes dans le train et l'une d'elle avant de partir, lui dira que son appareil photo est beau.
Aucun cliché n'a été saisi de ce moment, peut-être au regret de l'artiste puisque son exposition porte le nom de ce moment, « She dances on Jackson ».

 

Il s'agit ici essentiellement de portraits en noir et blanc. Une jeune fille au bras de sa mère, une mariée tatouée, un couple de femmes. 


vanssa winship

La deuxième salle permet d'en savoir un peu plus sur l'auteure des photographies grâce à une sorte de journal intime mis sous vitrine. On y comprend dans quelles circonstances certains clichés ont été réalisés.

    Parfois, quelques images de la nature s'échappent de son travail, comme ces oiseaux, des grues du Canada, ou ceux près de la rivière du Mississipi.

Le calme du lieu, la propreté du travail de Vanessa Winship et les histoires qu'elle nous permet de nous raconter à travers ses photographies ont un effet apaisant.

M.D

Infos pratiques :
Fondation HCB
2 impasse Lebouis
75014 Paris

01 56 80 27 00

Plein tarif: 6 euros/ tarif réduit: 4 euros

gratuit en nocturne le mercredi(18h30-20h30)

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 17:32

Le Théâtre du Palais-Royal

présente

Le repas des fauves


le-repas-des-fauves-2.pngJusqu'au 20 Juillet 2013

 

 

D'après l'œuvre de Vahé KATCHA,

Adaptation et mise en scène : Julien Sibre ,

Assistante mise en scène : Isabelle Brannens,Décor : Camille Duchemin, Réalisation graphique : Cyril Drouin 

Avec : Cyril Aubin, Olivier Bouana, Pascal Casanova, Stéphanie Hédin, Pierrejean Pagès, Jérémy Prévost, Julien Sibre, Caroline Victoria 

 


 

         Nous sommes dans un appartement parisien ,en pleine occupation allemande. Sept amis se retrouvent autour de l’anniversaire de Sophie. Ils chantent, dansent et ne semblent pas très affectés par la situation politique et ses restrictions. Il faut dire que chacun est organisé. Le docteur soigne les allemands, les collaborateurs mais aussi le simple français avec tout de même une nette préférence pour la première catégorie. André ,lui, n’hésite pas à trouver des arrangements pour continuer à remplir son estomac et ,pour ce soir-là, celui de ses convives. Et les autres, a priori plus clairs, ne le sont peut être pas tant que cela.

Françoise impliqué dans la résistance, Pierre  revenu aveugle du front , Victor et sa femme Sophie  soudés, tous sont bien sûr, contre les allemands fascistes et  prêts à tout pour aider la France.


le-repas-des-fauves-palais-royal.jpg

Aider oui, mais de loin..Alors quand deux SS  meurent sous leur fenêtre victimes d’un attentat et que le commandant Kaubach débarque dans leur appartement, que faire ?


Comment réagir ? Ce dernier reconnaît en Victor  son libraire habituel. Cette découverte leur permet une « faveur », choisir eux mêmes, en l’espace de deux heures, qui ,des 7 amis ,deviendront les otages de Kaubach. Il en faut deux, deux qui doivent sacrifier leur vie pour sauvegarder celle des autres, deux innocents qui doivent payer la mort des deux allemand.


  Alors commence un huis clos de plus en plus resserré, où les sentiments de chacun s’extériorisent comme ils peuvent. Lâcheté, traîtrise, vantardise, prostitution, mensonge, non-dits. Mais comment leur en vouloir ? Comment aurions- nous réagi ?


Pendant  1 heure 45 le public retient son souffle. Il n’y a jamais de temps mort, toujours des remises en questions, de l’action. La scénographie mériterait à elle seule une récompense tant elle est bien construite. Derrière les comédiens, un dessin animé en noir et blanc rajoute à l’état général d’anxiété, à la finesse de la mise en scène. Il donne un angle de vue précis de la trame, comme  un œil qui se déplacerait au travers des portes et des rues. Il devient même essentiel pour comprendre les personnages et leur état d’esprit.

  Beaucoup de poésie se dégage de cette œuvre visuelle ,sans fausse note au niveau du jeu des comédiens.


Il n'est pas surprenant que cette pièce jouée au Théâtre Michel l'année dernière ait été récompensée de trois Molières: celui du spectacle privée, de la mise en scène et de l'adaptation.

 

Ceux qui ne l'ont pas encore vu pourront profiter de cette séance de rattrapage: et vraiment on vous le redit, courrez-y!



Infos pratique :

 

Le Repas des Fauves

Théâtre du Palais-Royal

38 rue de Montpensier

75001 Paris

01 42 97 40 00

  

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