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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 12:18

Le Théâtre de la Ville

présente

The Old Woman


The-Old-Woman-010.jpg

 

Jusqu’au 23 novembre 2013


 

D’après l’œuvre de Daniil Kharms

Avec : Mikhail Baryshnikov et Willem Dafoe

Mise en scène : Robert Wilson

 


 

 

                    Dans le cadre de son festival d’Automne, le Théâtre de la Ville s’intéresse au travail du metteur en scène et plasticien américain, Robert Wilson.

Le texte méconnu, burlesque de Daniil Kharms donne lieu à une pièce incongrue et poétique, mélange de rire et noirceur de l’âme (En 1942, l’écrivain meurt dans un hôpital psychiatrique, il a 36 ans). Ici, pas de véritable récit unique, plus une simple ligne directrice et des scènes reprises en boucle, aux différentes intonations et détails supplémentaires.


Pour servir cette littérature de l’absurde -12 scènes et épilogue- ?

Deux personnages au déguisement singulier, visages blancs, mèches de cheveux plaquées à la verticale sur le côté du crâne.

Willem Dafoe (acteur talentueux de Platoon, La dernière tentation du Christ, Le patient anglais..) prête ses traits particuliers à l’un de ces deux personnages.

Ses mimiques accrochent la lumière, sa gestuelle fonctionne. 


old woman

Mikhaïl Nikolaïevitch Barychnikov, danseur chorégraphe et acteur, lui donne la réplique et renforce encore ce duo tout droit tiré d’une fable imaginaire. 

 

Il y est question de pendule sans aiguilles, de vieilles femmes tombant des fenêtres…un esprit cartoon flotte dans cette heure et demi de spectacle. Les chaises sont immenses, le lit est cassé en deux, une porte toute petite sert de passage entre rêve et réalité. Les néons permettent de donner une dimension supplémentaire à la mise en scène, servant de hall de gare ou délimitant l’espace.

Le sonore est aussi très important pendant toute la durée de la pièce, permettant d’appuyer certaines actions des comédiens, tout comme la lumière, recherchée avec les néons mais pas seulement.


A la sortie, les spectateurs sont mitigés. Il y a ceux qui ont été transportés par l’univers particulier du metteur en scène, d’autres qui regardaient un peu trop souvent leur montre.

Que la magie ait ou non opérée, Robert Wilson réussit à créer son identité.

M.D

 

Infos pratiques :


Théâtre de la Ville

2 place du Chatelet

75004 Paris

En anglais et en russe, surtitré en français. Durée : 1h30. Festival d’automne.A Paris, Théâtre de la Ville (01 42 74 22 77), jusqu’au 23 novembre.

Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 heures, samedi 23 novembre également à 15 heures. De 26 € à 35 €. 

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Published by Culture Sans Censure - dans Lever de rideau - Contemporains
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